Les technologies de construction modernes au Kenya : des solutions innovantes pour faire face à la crise du logement et réduire les coûts
Des appels à renforcer les partenariats pour fournir des logements abordables

Écrit par : Mohamed Ragab
Le Kenya s'oriente vers la promotion des technologies de construction modernes comme solution clé à sa crise du logement, exacerbée par la hausse des coûts de construction et l'urbanisation rapide. Dans ce contexte, Habitat pour l'Humanité Kenya appelle à une collaboration renforcée entre le gouvernement, le secteur privé et les partenaires au développement afin d'adopter des technologies de construction innovantes utilisant des matériaux locaux, contribuant ainsi à la mise à disposition de logements sûrs et abordables.
Cet appel a été lancé lors du Forum et de l'Exposition sur l'innovation en matière de logement organisés par la ville de Nanyuki, dans le comté de Laikipia, où l'organisation a souligné que des millions de Kenyans, tant en zones urbaines que rurales, vivent encore dans des logements dépourvus de services de base tels que l'eau et l'assainissement.
Les nouvelles technologies permettent de réduire les coûts de construction
La directrice nationale d'Habitat pour l'humanité Kenya, Elaine Mukaia, a déclaré que l'utilisation de techniques de construction alternatives pourrait réduire les coûts de construction de logements jusqu'à 251 000 milliards de yuans, expliquant que le recours à des matériaux disponibles localement limite les dépenses liées au transport des matériaux de construction, qui dépassent souvent le coût des matériaux eux-mêmes.
Elle a ajouté que parmi les technologies les plus importantes figurent les briques de terre comprimée (BTC) et les briques de terre stabilisée emboîtables (BTS), qui sont des technologies permettant la production de matériaux de construction sur le site du projet, réduisant ainsi les coûts et augmentant l'efficacité des opérations de construction.
Des solutions qui soutiennent l'économie et protègent l'environnement
Mokaya a expliqué que les avantages de ces technologies ne se limitent pas à la réduction des coûts de construction, mais s'étendent au soutien des efforts de conservation de l'environnement en réduisant l'utilisation de matériaux traditionnels et en limitant les émissions résultant des processus de transport, en plus de fournir de nouvelles opportunités d'emploi aux jeunes et aux femmes dans la fabrication et la commercialisation locales des matériaux de construction.
Les gouvernements national et provinciaux ont également appelé à une plus grande implication des jeunes et des femmes dans la mise en œuvre des projets de logement, car ils constituent un élément clé pour remédier au déficit de logements et parvenir au développement communautaire.
L'accès à la propriété foncière demeure un défi.
Pour sa part, le vice-gouverneur du comté de Laikipia, Reuben Kamuri, a souligné que la crise du logement au Kenya n'est pas seulement liée aux coûts élevés de la construction, mais aussi aux difficultés liées à la propriété foncière, qui entravent la mise en œuvre de nombreux projets de logement.
Il a noté que le gouvernement provincial travaille en collaboration avec Habitat pour l'humanité afin de faciliter les procédures de documentation et d'arpentage fonciers, dans le but de permettre aux citoyens d'obtenir des titres de propriété et d'encourager l'investissement dans le secteur.
Pénurie croissante de logements au Kenya
Le Kenya est confronté à un important déficit de logements en raison de la croissance démographique rapide, du prix élevé des matériaux de construction et de la faiblesse du financement hypothécaire.
Les données du recensement de 2019 indiquent un déficit d'environ 14,7 millions de pièces habitables.
L’enquête sur le logement de 2023/2024 a également montré que le taux d’accession à la propriété n’était que de 22,81 TP3T dans les zones urbaines, contre 85,51 TP3T dans les zones rurales, reflétant la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de solutions innovantes qui garantissent un logement décent et durable pour les citoyens.



