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Maurice au sommet de l’Afrique dans l’indice mondial de l’investissement 2026

Neuf pays du continent figurent parmi les 100 meilleures destinations d'investissement au monde

Écrit par : Mohammed Omran

L'Indice mondial des risques et de la résilience des investissements 2026, publié par Henley & Partners en coopération avec New World Health, a mis en lumière des progrès notables dans plusieurs économies africaines, avec neuf pays du continent figurant désormais parmi les 100 destinations d'investissement les plus attractives au monde, contre seulement trois l'année précédente.

Cette amélioration reflète une gouvernance en progrès, une stabilité macroéconomique accrue et une résilience renforcée, malgré la persistance de défis liés aux infrastructures, aux contraintes de financement et aux risques politiques dans certaines régions du continent.

L'indice couvre 226 pays et territoires, et s'appuie sur environ 3 000 points de données, mesurant cinq catégories de risques, y compris les risques politiques, réglementaires, d'inflation, de volatilité des devises et climatiques, ainsi que huit indicateurs de résilience, qui comprennent la gouvernance, l'innovation, la complexité économique, l'adaptabilité aux changements climatiques, le progrès social, la solidité financière, le capital humain et la résilience générale.

Les pays dont le niveau de confiance statistique dépasse 85% sont classés selon un total de points compris entre 0 et 100.

Maurice continue de dominer le continent africain, se classant 61ème au niveau mondial, suivie par la Tanzanie (62ème), le Botswana (63ème), les Seychelles (79ème), le Cap-Vert (88ème), la Namibie (90ème), l'Afrique du Sud (95ème), le Maroc (98ème) et la Tunisie (100ème). La Côte d'Ivoire arrive en 108ème position, et le Ghana en 140ème position, tandis que les neuf premiers pays représentent les seules économies africaines parmi les 100 meilleures économies mondiales.

Les trajectoires de développement divergentes au sein du continent

Ces résultats reflètent la divergence des trajectoires de développement au sein du continent, Maurice bénéficiant d'un environnement réglementaire stable, d'institutions solides et d'un secteur financier développé, tandis que la Tanzanie a progressé grâce à la stabilité macroéconomique et à l'amélioration des perspectives de croissance. Le Botswana est l'une des économies les mieux gérées d'Afrique, soutenue par une gestion prudente des ressources naturelles et un faible risque politique.

L'amélioration du classement de la Côte d'Ivoire et du Bénin parmi les économies africaines les plus résilientes reflète l'impact des investissements dans les infrastructures, la modernisation de l'administration publique et les réformes visant à améliorer l'environnement des affaires, tandis que le Ghana maintient sa position malgré les défis économiques grâce à la force de son écosystème entrepreneurial et de son économie numérique.

À l'échelle mondiale, la Suisse reste en tête des destinations d'investissement les plus résilientes, suivie par le Danemark, la Norvège, Singapour et la Suède. Les économies les mieux classées combinent une bonne gouvernance, une faible exposition aux risques géopolitiques et climatiques, et une capacité d'innovation élevée.

Le rapport indique que les perceptions des risques d'investissement évoluent rapidement dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, de fragmentation du commerce mondial et d'exacerbation des phénomènes climatiques extrêmes, avec des données mises à jour pour mesurer l'impact des chocs géopolitiques sur l'attractivité des investissements mondiaux.

Juerg Steffen, CEO de Henley & Partners, a déclaré que les investisseurs ne recherchaient plus seulement des rendements élevés, mais accordaient une importance croissante aux pays capables de résister et de s'adapter aux crises, soulignant que la résilience est devenue aussi importante que la rentabilité dans les décisions d'investissement internationales.

Pour l'Afrique, le rapport indique que cette avancée est de bon augure, mais qu'elle ne masque pas les défis persistants, puisque de nombreuses économies sont encore confrontées à des contraintes liées aux risques sécuritaires, à un endettement public élevé, à la dépendance vis-à-vis des exportations de matières premières et à une faible diversification industrielle.

Le rapport souligne que l'amélioration de la gouvernance, de la stabilité réglementaire, de l'innovation et des infrastructures reste essentielle pour attirer les investissements à long terme.

Cependant, la version 2026 montre qu'un nombre croissant d'économies africaines continuent d'améliorer leur classement en matière de risques et de résilience, le nombre de pays africains parmi les 100 meilleures destinations d'investissement étant passé de trois à neuf, reflétant ainsi un renforcement progressif du statut du continent en tant que destination d'investissement malgré les fluctuations mondiales.

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