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Le Parlement zimbabwéen approuve des amendements constitutionnels : prolongation du mandat du président et annulation des élections.

Ahmed Salem

Les amendements constitutionnels ont été adoptés en Zimbabwele Parlement, une fois ratifié officiellement ce mercredi, devrait prolonger le mandat présidentiel de deux ans, il ne reste plus qu'à la signature du président Emmerson Mnangagwa pour qu'elle devienne loi.

Les amendements, qui suppriment également l'élection présidentielle au suffrage universel direct, ont été vivement critiqués par des personnalités de l'opposition dans le pays, où le parti ZANU PF, dirigé par Mnangagwa, âgé de 83 ans, détient la majorité parlementaire.

La majorité approuve les propositions du Sénat

Le président de l'Assemblée nationale a annoncé que l'Assemblée avait voté par 226 voix contre 41 l'acceptation des amendements proposés par le Sénat lors de l'approbation de la nouvelle loi le 24 juin.

Le paquet de modifications, qualifié par les critiques de “ coup d'État constitutionnel ”, comprend une clause qui prolongerait le mandat du président et du parlement de cinq à sept ans.

Cela signifie que le dernier mandat constitutionnel de M. Mnangagwa s'étendra jusqu'en 2030.

Un autre amendement, confère au parlement le pouvoir de nommer le Président, abolissant ainsi l'élection présidentielle au suffrage universel direct qui a été introduite en 1987, sept ans après l'indépendance.

Cependant, les changements ultérieurs ouvrent également la voie au président pour entamer un nouveau mandat de sept ans lorsqu'il est élu par le Parlement, a déclaré à l'AFP l'avocat et éminent opposant Doug Coltart.

Et il a ajouté que cette faille pourrait également permettre au Parlement de “renouveler son mandat indéfiniment sans retourner devant les électeurs”, déclarant à l'AFP que “Caltart”: “C'est une interprétation contre laquelle nous allons maintenant devoir nous battre”.

L'opposition zimbabwéenne, affaiblie par des années de répression et d'élections entachées de fraude, accuse ces amendements de renforcer l'emprise du parti ZANU-PF au pouvoir dans ce pays riche en ressources, dirigé par celui-ci depuis l'indépendance en 1980.

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