Ahmed Salem
Les autorités saoudiennes ont exécuté la peine de mort contre trois citoyens somaliens reconnus coupables d'avoir introduit clandestinement du haschisch dans le Royaume, dans le cadre de la campagne stricte menée par Riyad pour lutter contre le trafic de drogue et réduire l'activité des réseaux transfrontaliers.
Le ministère saoudien de l'Intérieur a annoncé que la sentence avait été exécutée dans la région de Najran contre Ahmed Adam Abdo Ibrahim, Ahmed Mahmoud Ismail Abdul Rahman et Mahmoud Abdul Rahman Ibrahim Hassan, tous de nationalité somalienne, après l'achèvement des procédures judiciaires engagées contre eux.
L'enquête confirme la culpabilité de l'accusé.
Selon le communiqué saoudien, les autorités de sécurité ont pu arrêter les accusés, et les enquêtes ont abouti à leur inculpation pour trafic de haschisch, avant de les déférer devant le tribunal compétent, qui a rendu un jugement confirmant les accusations portées contre eux. Ce jugement est devenu définitif après avoir été confirmé en appel par la Cour suprême, puis un décret royal a été émis pour son application.
Cette affaire survient dans un contexte de renforcement par l'Arabie saoudite de ses mesures de sécurité et judiciaires contre le trafic de drogue, notamment dans les régions frontalières du sud, où les autorités saoudiennes soulignent que la lutte contre ces crimes est une priorité pour protéger la société et empêcher la propagation des stupéfiants.
Un œil sur la communauté somalienne
L'exécution de la sentence contre trois citoyens somaliens revêt une dimension supplémentaire pour Mogadiscio, car elle met en lumière la situation de la communauté somalienne à l'étranger et la nécessité d'assurer un suivi des affaires juridiques touchant les citoyens somaliens dans les pays d'exil, en particulier dans les affaires qui aboutissent à des jugements définitifs de nature très sensible.
Cet incident demeure l'un des sujets susceptibles d'ouvrir un débat plus large en Somalie sur la responsabilité de l'État de suivre les affaires de ses citoyens à l'étranger, ainsi que sur la nécessité de sensibiliser les communautés somaliennes aux dangers de l'implication dans la criminalité transnationale, en particulier dans les pays qui appliquent des peines sévères pour les infractions liées à la drogue.



