Mauritanie : Un immense gisement d'or recherche un investisseur
Opportunités de trading d'or en Mauritanie
Écrit par : Ayman Ragab
L'or est un produit minéral majeur extrait en Mauritanie, mais malgré des réserves estimées à environ 800 tonnes, la majeure partie de la production industrielle d'or provient encore de l'étranger. Une mineSa production est en baisse depuis 2025.
En avril dernier, Montague Gold a annoncé avoir obtenu cinq permis d'exploration aurifère couvrant une superficie de 2 103 kilomètres carrés dans le nord de la Mauritanie.

Alors que la mine de Tasiast, principale mine d'or du pays, connaît un déclin structurel de sa production, l'arrivée de cette société canadienne témoigne des efforts déployés à Nouakchott pour mieux exploiter le potentiel aurifère du pays, selon Ecofin.
Zones d'extraction d'or en Mauritanie
Les permis obtenus sont répartis en deux zones géologiques distinctes, dont quatre sont liées à la zone de Safari Cut, tandis que la dernière, appelée Zidnis, est située dans Formation géologique Il est considéré comme adapté aux gisements d'or orogéniques.
Montag Gold sera propriétaire de toutes les licences de safari, qui lui seront attribuées directement par les autorités mauritaniennes.
Concernant la licence Zidnes, la société a conclu un accord avec son titulaire, la société mauritanienne SOCIEX, pour acquérir 80% de droits, sous réserve des approbations habituelles.

En contrepartie, Montague Gold s'engage à financer tous les travaux d'exploration jusqu'à l'obtention d'une licence minière, après quoi SOCIEX a le droit de choisir d'apporter sa part ou de la convertir en un rendement net de la fonderie à un taux de 1%.
Un budget initial de 2 millions de dollars américains a été alloué pour 2026 aux études géologiques, géophysiques et à l'échantillonnage des sols. Le forage d'environ 15 000 mètres est prévu pour le dernier trimestre de l'année.
L'or mauritanien est pris en otage par une seule mine.
Selon Montague Gold, les permis récemment obtenus en Mauritanie ont été attribués à l'issue d'un appel d'offres concurrentiel. Sans préciser si d'autres grandes sociétés internationales pourraient octroyer des permis d'exploration dans les prochains mois, cet appel d'offres confirme la volonté du gouvernement mauritanien d'attirer de nouveaux investissements dans le secteur aurifère.
Cette stratégie peut se justifier par la dépendance actuelle du pays à l’égard d’une seule entité.
La Mauritanie a produit plus de 25 tonnes d'or en 2023, grâce à une production semi-industrielle et à l'exploitation minière artisanale.
L’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) estime que la mine d’or de Tasiast a produit 77,091 T3 de ce total, contre 3,241 T3 pour la mine de Guelb Megrine (MCM). La seule autre mine d’or industrielle du pays, exploitée par la société canadienne First Quantum Minerals, produit de l’or comme sous-produit de l’extraction du cuivre.
En 2023, Tasiast a représenté 28 731 milliards de yuans (TP3 000) des paiements totaux aux sociétés minières, un pourcentage inférieur à sa contribution à la production. Elle demeure néanmoins le deuxième plus important contributeur fiscal du secteur extractif, après SNIM (minerai de fer). Cette position dominante coïncide avec une évolution de sa stratégie minière.
Après avoir produit 622 394 onces en 2024, la mine a vu sa production diminuer de 231 TP3 T en 2025, en raison du passage au traitement de minerais à plus faible teneur.

Kinross prévoit une stabilisation de la production en 2026 aux alentours de 500 000 onces, sans prévision d’un dépassement des 600 000 onces avant 2028.
Les ventes totales du site en 2025 ont également diminué de 20% d'une année sur l'autre, dans un contexte de hausse des prix de l'or au cours de cette période.
En attendant les mines du futur
Selon le gouvernement mauritanien, les réserves d'or du pays dépassent 25 millions d'onces, soit plus de 777 tonnes.
Tassiast, le propriétaire canadien de Kinross Gold, indique des réserves prouvées et probables de 4,4 millions d'onces au 31 décembre 2025.
Par conséquent, la Mauritanie possède encore d'importantes réserves d'or inexploitées, qui devraient attirer les investisseurs compte tenu de la hausse des prix et de la demande mondiale croissante d'or.
Toutefois, réduire la dépendance de la Mauritanie à l’égard de la mine d’or de Tasset prendra du temps. Entre les premiers travaux d’exploration et la découverte des ressources nécessaires à la construction et à l’exploitation de la mine, plusieurs années, voire plus d’une décennie, s’écoulent généralement.

Parallèlement, le pays peut compter sur l'exploitation minière artisanale et à petite échelle. Ce secteur a officiellement produit 14,7 tonnes d'or entre 2020 et août 2024, grâce aux efforts de l'Agence minière mauritanienne, créée en 2020 pour réglementer cette activité. Cependant, les autorités doivent améliorer cette stratégie, car une partie de la production n'est toujours pas enregistrée officiellement.
D’après les calculs de la Direction du développement et de la coopération suisse (DDC) basés sur les chiffres officiels mauritaniens et les estimations de production d’or publiées par l’Autorité nationale des mines et de l’énergie (EMAPE), environ 30 tonnes d’or auraient quitté secrètement la Mauritanie entre 2016 et 2022, soit depuis le début de la ruée vers l’or, selon un rapport publié par l’organisation suisse en octobre 2024.



