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L'Égypte mène les discussions sur la justice et l'investissement lors de la réunion des ministres de la Justice des BRICS.“

Le ministre de la Justice pilote une initiative égyptienne visant à promouvoir le règlement des différends.

Écrit par : Mohammed Omran

Le ministre de la Justice, Mahmoud Helmy El-Sherif, a participé à la troisième réunion des ministres de la Justice des États membres du “ Groupe de la Justice ».“BRICS” Se tiendra à Ahmedabad, en Inde, les 21 et 22 mai 2026. ».

Au cours de la réunion, il a prononcé le discours de la République arabe d’Égypte, dans lequel il a salué la présidence indienne de la session actuelle du groupe des BRICS, exprimant la volonté de l’Égypte de participer activement et efficacement aux réunions et mécanismes du groupe des BRICS, et de renforcer la coopération internationale entre eux dans tous les domaines, y compris les questions juridiques et judiciaires.

Le ministre de la Justice aux BRICS : » Une justice efficace est le fondement de la confiance et de l'investissement. »

Il a ajouté que cette réunion intervient à un moment où le besoin de systèmes judiciaires plus souples et efficaces, capables de répondre aux défis juridiques et institutionnels contemporains, se fait de plus en plus sentir. La justice ne se mesure plus uniquement à la possibilité de saisir les tribunaux, mais aussi à la rapidité des procédures, à la clarté des règles, à l'efficacité des institutions et à l'existence de modes alternatifs de règlement des différends.

Al-Sharif a souligné que l’Égypte accueillait favorablement la déclaration proposée par les ministres de la Justice des BRICS concernant le renforcement des modes alternatifs de règlement des différends, notamment la médiation et l’arbitrage, par le biais du renforcement des capacités, saluant la flexibilité dont ont fait preuve les représentants des États membres lors des négociations sur le libellé final de la déclaration, ainsi que leur réponse aux propositions égyptiennes visant à y introduire certains amendements.

Le ministre de la Justice pilote une initiative égyptienne visant à promouvoir le règlement des différends.

Il a également souligné dans son discours que l'Égypte – qui compte parmi les plus anciennes civilisations du monde – a instauré l'arbitrage comme moyen de règlement des litiges civils et commerciaux pour la première fois dans le Code de procédure civile et commerciale promulgué en 1883. Il a ajouté que ce pays s'inscrivait dans l'évolution du monde et a passé en revue le développement de la structure législative et institutionnelle relative aux modes alternatifs de règlement des différends.

Il a souligné que l'Égypte attache une grande importance à la médiation, à l'arbitrage et aux autres modes alternatifs de règlement des différends, et que ces moyens ne remplacent pas le pouvoir judiciaire, mais complètent plutôt le travail des systèmes de justice formels, en réduisant les litiges inutiles, en encourageant les solutions consensuelles et en permettant aux tribunaux de concentrer leurs ressources sur les litiges qui nécessitent une pleine adjudication judiciaire.

Le ministre de la Justice a expliqué que les modes alternatifs de règlement des différends ne constituent plus une option, mais une nécessité absolue. Ils représentent un pilier fondamental pour soutenir le climat d’investissement, instaurer la confiance entre l’État et les investisseurs, garantir un environnement d’investissement équitable et transparent et renforcer la position de nos pays comme destination sûre pour les investissements. L’investissement requiert une justice effective avant tout gain économique ; c’est pourquoi les modes alternatifs de règlement des différends, tels que la médiation et l’arbitrage, sont considérés comme la principale garantie de l’investissement.

Troisième réunion des ministres de la Justice des pays BRICS

Al-Sharif a conclu son intervention en soulignant l'importance de mettre en œuvre la déclaration adoptée lors de la réunion, d'établir un mécanisme de suivi de sa mise en œuvre, de poursuivre le dialogue et la coopération entre les États membres sur les questions juridiques et institutionnelles clés d'intérêt commun, et la nécessité de tenir des réunions périodiques des ministres de la Justice des États membres, ainsi que d'autres réunions au niveau des fonctionnaires et des experts, afin d'échanger des points de vue et des bonnes pratiques et de transférer l'expertise.

En marge de la réunion, le conseiller Mahmoud Helmy El-Sherif, ministre de la Justice, a tenu plusieurs réunions bilatérales avec les ministres de la Justice des Émirats arabes unis, de l'Afrique du Sud, de la Fédération de Russie et de l'Inde. Ces réunions ont porté sur les moyens de renforcer la coopération juridique et judiciaire, de développer les capacités, d'échanger des expériences et des bonnes pratiques dans divers domaines de la justice, ainsi que sur les mécanismes de développement des systèmes judiciaires et de modernisation des cadres législatifs et institutionnels, de manière à servir les intérêts communs des États membres.

Lors de la réunion, la Déclaration des ministres de la Justice des BRICS sur le renforcement du règlement alternatif des différends par le développement des capacités en matière de médiation et d'arbitrage a été adoptée. Cette déclaration souligne l'importance de poursuivre le dialogue et la coopération entre les pays BRICS sur les questions juridiques et institutionnelles d'intérêt commun, d'encourager les initiatives de renforcement des capacités et les programmes de formation professionnelle pour les acteurs concernés, de promouvoir la médiation précontentieuse, notamment en sensibilisant à cette option comme moyen rapide et efficace de règlement des différends, et d'explorer le rôle des technologies numériques pour améliorer l'accès aux mécanismes de règlement des différends et leur efficacité.

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