Akobo sous surveillance : nouveaux affrontements et profonds désaccords au Soudan du Sud
Affrontements entre les Forces de défense populaire et l'opposition au Soudan du Sud

Le comté d'Akobo, dans l'État de Jonglei, a été témoin de Soudan du SudDes affrontements armés ont repris dans plusieurs zones, quelques jours seulement après la visite du gouverneur de l'État, Rick Gai-Kok, dans la région.
Les discussions ont porté sur l'apaisement de la situation et la promotion de la stabilité.
Selon des informations locales, le pays est en proie à de profonds désaccords et à une grande incertitude quant au sort et à l'avenir de cette province, d'autant plus que des affrontements ont éclaté entre les forces gouvernementales et des groupes d'opposition armés aux alentours de la ville. AkuboDe plus, les zones proches de la frontière éthiopienne, dans un contexte de tensions sécuritaires croissantes.
Ces développements font suite à une visite de terrain du gouverneur de l'État de Jonglei, le Dr Riek Gai Kok, à Akobo, dans le but d'apaiser la situation et de promouvoir la stabilité dans la région.
La reprise des combats dans le comté d'Akobo soulève des questions quant à la fragilité de la situation sécuritaire et aux défis persistants auxquels sont confrontés les efforts de paix dans l'État, le plaçant sous le feu des projecteurs en matière d'instabilité sécuritaire et menaçant la sécurité des citoyens.

Risques sécuritaires dans le pays
Le pays fait également face à de nombreux risques sécuritaires depuis que les Forces de défense du peuple du Soudan du Sud ont pris le contrôle de la région au milieu de combats avec les forces d'opposition.
Cette situation survient dans un contexte de profonds désaccords, de tensions persistantes et de conflits armés entre les Forces de défense du peuple, fidèles au président Salva Kiir, et les forces du Mouvement populaire de libération du Soudan (MPLS), principal parti d'opposition dirigé par Riek Machar. Ces conflits sont concentrés dans plusieurs zones de l'État de Jonglei, notamment dans le comté d'Akobo.
Il semblerait que la ville d'Akobo, près de la frontière éthiopienne, ait été prise le mois dernier par les Forces de défense du peuple après que celles-ci ont chassé les forces d'opposition pour la première fois depuis 2013, ce qui a entraîné le déplacement de nombreux habitants et incité les organisations humanitaires à évacuer leur personnel.

La base des Nations Unies à Akobo, au Soudan du Sud, a fermé ses portes.
Fait notable, un responsable des Nations Unies a déclaré que la mission de l'ONU au Soudan du Sud fermera sa base opérationnelle temporaire d'Akobo, dans l'État de Jonglei, dans les prochaines semaines.
Francesca Mould, chef de la communication et des médias de la mission, a déclaré à Radio Tamazuj que la fermeture de la base était initialement prévue pour décembre 2025, mais qu'elle avait été reportée en raison de la détérioration des conditions de sécurité, les Casques bleus restant sur place pour soutenir les communautés touchées.
Le mois dernier, les Forces de défense du peuple du Soudan du Sud ont ordonné au personnel de l'ONU et aux travailleurs humanitaires de quitter Akobo dans un délai de 72 heures en raison des combats avec les forces d'opposition, mais le personnel de l'ONU est resté dans la zone pour protéger les civils.



