Un professeur de droit international déclare à Zoom Africa News : « L’ouverture de l’ambassade du Somaliland à Jérusalem constitue une double violation de la légitimité. »
Cette déclaration révèle le mépris habituel d'Israël pour le droit international.

Écrit par : Mohammed Omran
Le Dr Mohamed Mahmoud Mehran, professeur de droit international public et membre des sociétés américaine, européenne et égyptienne de droit international, a salué la déclaration publiée par le ministère égyptien des Affaires étrangères le jeudi 21 mai 2026, qui condamne fermement l'initiative illégale d'ouvrir ce que l'on appelle région du Somaliland Une prétendue ambassade à Jérusalem occupée, soulignant que la position égyptienne reflète un engagement ferme envers la légitimité internationale et une défense inébranlable de la cause palestinienne et de la souveraineté des pays africains face à une série continue de graves violations du droit international par Israël.

Un professeur de droit international déclare à Zoom Africa News : « L’ouverture de l’ambassade du Somaliland à Jérusalem constitue une double violation de la légitimité. »
Dans des déclarations exclusives à Zoom Africa News, le Dr Mehran a souligné que la déclaration égyptienne était correcte en qualifiant cette initiative de violation flagrante du droit international et des résolutions pertinentes en matière de légitimité internationale, notant que la résolution 478 du Conseil de sécurité de 1980 déclarait nulle et non avenue la loi israélienne qui annexait Jérusalem-Est et appelait les pays ayant établi des missions diplomatiques à Jérusalem à les retirer, expliquant que l'ouverture d'une ambassade pour une région séparatiste non reconnue internationalement dans une ville occupée constituait une double violation, combinant le non-respect du principe de non-reconnaissance de l'acquisition de territoire par la force et le mépris de la souveraineté d'une Somalie unifiée.
Il a expliqué que la reconnaissance par Israël du prétendu Somaliland en décembre 2025 viole l’article 1 de la Charte des Nations Unies, qui affirme le principe d’autodétermination, et l’article 2, paragraphe 4, qui interdit le recours à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État. Il a souligné que la République fédérale de Somalie est un État souverain reconnu internationalement, membre des Nations Unies, de l’Union africaine, de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique depuis 1960, et que son intégrité territoriale ne doit pas être compromise.
Le professeur de droit international a souligné que la déclaration égyptienne établissait un lien entre l'ouverture de la prétendue ambassade à Jérusalem et la détention par Israël de la Flottille de la Liberté ainsi que l'arrestation de 430 militants internationaux dans les eaux internationales, notant que ce lien révèle un comportement israélien récurrent de mépris du droit international et d'impunité, expliquant que la détention de la flottille humanitaire transportant une aide vitale à Gaza assiégée dans les eaux internationales au large de Chypre constitue un acte de piraterie maritime interdit par l'article 101 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.
Il a souligné que l’article 23 de la quatrième Convention de Genève oblige les parties au conflit à permettre le libre passage de l’aide humanitaire à la population civile, insistant sur le fait que le refus d’Israël d’autoriser l’arrivée de 54 navires transportant de la nourriture, de l’eau et des médicaments à la population de Gaza, qui souffre d’une famine systématique depuis octobre 2023, constitue le crime d’utilisation de la famine comme arme de guerre, tel que stipulé à l’article 8, paragraphe 2, clause 25 du Statut de Rome.
Mehran a souligné que la vidéo choquante publiée par le ministre israélien extrémiste de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, montrant des traitements dégradants infligés aux détenus, a conduit la France, l'Italie, l'Espagne, les Pays-Bas, la Belgique et le Canada à convoquer les ambassadeurs israéliens pour demander des explications officielles, et l'Espagne à exiger l'imposition de sanctions européennes urgentes contre Ben-Gvir, expliquant que cela reflète la colère internationale croissante face à la série de violations israéliennes en cours.

Il a noté que la déclaration égyptienne affirmait le plein soutien de l’Égypte à l’unité et à la souveraineté de la République de Somalie et son rejet de toute mesure unilatérale qui affecte l’unité du territoire somalien ou diminue sa souveraineté, soulignant que cette position est conforme à la décision de l’Union africaine, qui a affirmé le respect des frontières héritées du colonialisme et rejeté toute modification de celles-ci par la force, expliquant que la reconnaissance par Israël de la région séparatiste vise à déstabiliser la Corne de l’Afrique et à créer un point d’appui stratégique pour Israël dans une région vitale.
Le Dr Mehran a souligné que la position ferme de l'Égypte, exprimée dans la déclaration officielle, constitue un modèle d'engagement envers le droit international et la défense des droits des peuples vulnérables. Il a averti que l'impunité persistante d'Israël, malgré les violations répétées de la Convention de Genève, du droit de la mer, de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et des résolutions du Conseil de sécurité, constitue une grave menace pour l'ensemble du système juridique international. Il a insisté sur le fait que la légitimité internationale est mise à rude épreuve quant à sa capacité à dissuader les violations israéliennes, à traduire les responsables en justice devant la Cour pénale internationale et à activer le principe de compétence universelle.



