Le Kenya lance une campagne de répression contre les médicaments contrefaits ; un comité est formé pour renforcer les contrôles.

Écrit par : Mohamed Ragab
Le gouvernement kenyan a lancé un comité directeur interministériel pour coordonner la mise en œuvre du plan national de lutte contre les médicaments de qualité inférieure et contrefaits, dans le but de renforcer la sécurité des patients et de protéger le système de santé contre les produits médicaux non sûrs.
Le ministre kényan de la Santé, Aden Duale, a déclaré que la prévalence de médicaments contrefaits et de mauvaise qualité constituait une menace croissante pour la santé publique, la sécurité sanitaire et le développement économique, soulignant que la lutte contre ce phénomène nécessitait une coopération étroite entre toutes les institutions de l'État.
Leadership unifié pour renforcer la surveillance du marché des médicaments
Douvalai a précisé que le nouveau comité sera la plus haute instance responsable de la supervision de la mise en œuvre du plan national, en fournissant des orientations stratégiques et une coordination entre les organismes compétents, y compris les agences de réglementation des médicaments, les services de police, les autorités frontalières et les institutions de santé.
Il a ajouté que le comité s'efforcera de combler les lacunes juridiques et réglementaires, et d'améliorer les mécanismes de prévention, de détection, d'enquête et de réponse concernant le trafic de médicaments non conformes, afin de renforcer la sécurité de la chaîne d'approvisionnement pharmaceutique dans le pays.
Les médicaments contrefaits menacent la santé publique
Le ministre de la Santé a souligné que la circulation de médicaments contrefaits entraîne l'échec du traitement, une augmentation de la résistance aux antimicrobiens, une augmentation des taux de mortalité évitables, ainsi que la sape de la confiance des citoyens dans le système de santé, et la menace pour la mise en œuvre du programme “ Taif Care ” de couverture sanitaire universelle.
Il a souligné que le succès de ces efforts dépendait de la coopération des autorités de régulation, des forces de sécurité, des gouvernements des provinces, des travailleurs du secteur de la santé, des entreprises de fabrication et de distribution de médicaments, ainsi que des partenaires internationaux et des citoyens.
Les chiffres révèlent l'ampleur du problème
Selon l'Autorité des produits pharmaceutiques et des poisons du Kenya, l'Autorité a traité 1 413 plaintes concernant la qualité des produits pharmaceutiques entre 2021 et 2025 et a coordonné 99 rappels de produits pharmaceutiques sur les marchés.
L'agence a également reçu 32 833 rapports d'effets indésirables de médicaments, a émis 18 avertissements généraux concernant des médicaments suspectés d'être contrefaits, tandis qu'elle a effectué depuis janvier 2025 58 rappels supplémentaires, en plus d'émettre 14 alertes rapides, ce qui reflète le renforcement des systèmes de contrôle et de réponse rapide.
Inspections et fermetures de pharmacies en infraction
Les autorités kényanes ont intensifié leurs campagnes de contrôle au cours de la période écoulée, fermant plus de 200 établissements pharmaceutiques pour violation des exigences légales, tout en arrêtant plusieurs personnes impliquées dans le commerce illégal de médicaments et en les traduisant en justice.
Le gouvernement a affirmé que ces mesures s'inscrivent dans une stratégie plus large visant à protéger les citoyens contre les produits médicaux non sûrs et à garantir le respect des normes nationales et internationales dans la distribution des médicaments.
Collaborer avec l'Organisation Mondiale de la Santé pour promouvoir la sécurité des médicaments
Le ministre de la Santé a réitéré l'engagement du gouvernement à coopérer avec l'Organisation Mondiale de la Santé et les partenaires de développement pour renforcer les capacités des organismes de réglementation, développer des systèmes de surveillance, échanger des renseignements et élargir l'utilisation des technologies de suivi numérique, afin de garantir aux citoyens l'accès à des médicaments sûrs, efficaces et abordables.
Il a souligné que ces mesures faisaient partie des efforts du gouvernement visant à renforcer l'intégrité de la chaîne d'approvisionnement pharmaceutique et à réaliser un système de santé plus efficace et durable.



