Le Ghana envisage de prolonger le mandat présidentiel de quatre à cinq ans et de modifier son système électoral.
Écrit par : Ayman Ragab
Le Ghana pourrait bientôt restructurer son système électoral après que le gouvernement a approuvé des propositions visant à prolonger le mandat du président actuel de quatre à cinq ans, selon l'Agence de presse africaine (APA).
Depuis le retour de la démocratie au Ghana en 1992, les présidents et les membres du Parlement se rendent devant les électeurs tous les quatre ans pour solliciter un renouvellement de leur confiance.
Prolongation du mandat des membres du Parlement
La proposition, annoncée jeudi par le ministre de la Justice Dominic Ayien, prévoit d'allonger le mandat des députés de quatre à cinq ans et d'abaisser l'âge minimum pour se présenter à la présidence de 40 à 35 ans.
Le procureur général et ministre de la Justice, Dominic Ayien, a expliqué que la prolongation du mandat donnerait aux gouvernements plus de temps pour mettre en œuvre leurs promesses électorales, notant que les premiers mois de tout nouveau mandat sont souvent consacrés aux procédures de transfert de pouvoir, ce qui pose des défis inévitables pour les nouveaux responsables.
Il a ajouté que les années précédant les élections sont dominées par les campagnes électorales, ce qui réduit également le temps dont dispose le gouvernement pour se concentrer sur la mise en œuvre de ses programmes.
Les élections présidentielles se tiendront durant la première semaine de novembre.
Au Ghana, les élections ont généralement lieu durant la première semaine de décembre les années électorales, mais cela pourrait bientôt changer.
La proposition prévoit également la tenue des élections présidentielles durant la première semaine de novembre au lieu de décembre, dans le but d'allonger le délai entre le jour du scrutin et l'investiture du président élu le 7 janvier.
Le gouvernement a également approuvé cette proposition.
Pour donner un statut juridique à ces amendements proposés, un comité sera chargé de préparer deux projets d'amendements constitutionnels d'ici octobre de cette année.
Un référendum national est prévu l'année prochaine sur la prolongation du mandat du président, la proposition devant obtenir l'approbation d'au moins 75% des personnes participant au vote avant de pouvoir recevoir l'approbation législative finale.



