La République Démocratique du Congo connaît des troubles... Les conflits armés et les catastrophes climatiques poussent des millions de personnes au bord du danger.
Une crise humanitaire s'aggrave sur fond d'appels à la solidarité internationale

Écrit par Omnia Hassan
La République Démocratique du Congo vit l'une des crises humanitaires les plus complexes du continent africain, où les conflits armés se mêlent aux catastrophes climatiques, créant une réalité tragique qui menace la vie de millions de personnes.
Selon la note d'information publiée en mars 2026 par le ministère des Affaires sociales, du Travail humanitaire et de la Solidarité nationale, le pays a besoin d'une mobilisation nationale et d'un soutien international urgents pour faire face à la crise qui s'aggrave.
La ministre d'État, ministre des Affaires sociales, de l'Action humanitaire et de la Solidarité nationale, Eve Bazaiba Masudi, a souligné que l'ampleur des défis humanitaires dépassait la capacité de l'État seul, appelant la communauté internationale à renforcer les partenariats humanitaires et à fournir le financement nécessaire pour protéger les civils les plus touchés.
Le président : La crise ne sont pas des chiffres mais une responsabilité morale
Dans son discours sur l'état de la nation du 8 décembre 2025, le président de la République démocratique du Congo a souligné que la crise humanitaire “ n'est pas qu'une affaire de statistiques, mais un devoir moral qui exige une action urgente ”, affirmant que redonner l'espoir aux communautés touchées nécessite une solidarité locale et internationale étendue.

Cette déclaration reflète l'ampleur des souffrances rencontrées par les familles déplacées, dans un contexte de violence continue et d'impact croissant des changements climatiques sur les communautés vulnérables.
Les conflits armés sont la principale cause de la catastrophe.
Les données officielles indiquent qu'environ 60% des causes de la crise humanitaire sont imputables aux conflits armés, notamment dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, d’Ituri et du Tanganyika, où les groupes armés et les violences intercommunautaires continuent de pousser des centaines de milliers de personnes à l’exode forcé.

Ces conflits ont entraîné une augmentation des taux de violence sexuelle, l'effondrement des services de base et une aggravation des besoins alimentaires et sanitaires, les enfants et les femmes étant exposés aux plus grands risques.
Le changement climatique aggrave la souffrance des populations
Outre les conflits, les chocs climatiques représentent environ 15% des causes de la crise, après que plusieurs régions, dont Kinshasa, l’Équateur et le Haut-Katanga, ont été touchées par des pluies torrentielles et des inondations dévastatrices qui ont entraîné l’effondrement d’habitations, la destruction des récoltes et la perte de leurs moyens de subsistance pour des milliers de familles.
Les organisations humanitaires préviennent que la poursuite de phénomènes climatiques extrêmes augmentera les taux de déplacement, de pauvreté et d'insécurité alimentaire.
Appel urgent pour sauver des millions
Le gouvernement congolais affirme que la résolution de cette crise nécessite une solidarité internationale réelle, comprenant une augmentation du financement humanitaire, un soutien aux efforts d'aide et de reconstruction, et le renforcement de la protection des civils.
Elle souligne également que l'investissement dans la paix et le développement durable est le seul moyen de rompre le cycle des crises et de sauver des millions de Congolais d'un avenir de plus en plus sombre, année après année.


