La Guinée parie sur la numérisation de ses archives nationales pour préserver la mémoire et attirer les investissements
La numérisation des archives nationales de Guinée a des dimensions de développement et économiques.

Écrit par : Ayman Ragab
La Guinée s'oriente vers la numérisation de ses archives nationales, une question stratégique visant à préserver la mémoire de l'État, à sécuriser les documents administratifs et à renforcer son attractivité économique, dans un contexte de modernisation accrue de la gestion documentaire et d'une garantie d'accès fiable et durable.
Numérisation des archives de Guinée
L'importance des archives nationales ne se limite pas à la conservation des documents historiques, elle englobe également le registre administratif, juridique et institutionnel de l'État, ce qui en fait un pilier essentiel de la préservation de la mémoire collective. Dans ce contexte, la Guinée met en œuvre un projet de transformation numérique visant à conserver ces documents et à les rendre accessibles de manière sûre et efficace.

Franco Canepa, PDG de DocuMA Digital, a souligné que l'objectif principal de la numérisation est la préservation des archives, notamment en termes de sécurité, tout en garantissant l'accessibilité des documents à tous, notant que la perte des archives nationales est inimaginable compte tenu de leur valeur pour l'État.
Soutenir le développement économique
Les experts estiment que la transformation numérique ne se limite pas à la conservation des documents, mais qu'elle est également un facteur important pour soutenir le développement économique. Elle contribue à fournir des documents administratifs fiables et rapidement accessibles, ce qui est un élément essentiel pour attirer les investisseurs. Kanibah a expliqué que le succès de grands projets, tels que le projet “Semando 2040", nécessite la mise à disposition d'informations et de documents juridiques et administratifs fiables et sécurisés, ce qui donne aux investisseurs la confiance nécessaire pour lancer leurs investissements.

Dans le même temps, les archivistes ont salué ces mesures, tout en demandant une plus grande reconnaissance de la profession. Le conservateur d'archives Salim Diyan a déclaré que la création de l'École supérieure des sciences de l'information et des archives de l'Université de Kankan en 2005 avait contribué à la formation de cadres spécialisés, mais que la profession n'avait pas reçu suffisamment d'attention pendant des années. Il a souligné que la création d'une semaine nationale des archives avait contribué à accroître la sensibilisation à son importance, appelant à un soutien continu de l'État à la profession et à une meilleure sensibilisation à son rôle.
L'équilibre entre la préservation du patrimoine documentaire et la modernisation de la gestion
La Guinée cherche, à travers ce projet, à trouver un équilibre entre la préservation du patrimoine documentaire, la modernisation de la gestion et l'amélioration de l'environnement des affaires, dans la mesure où le succès du processus de numérisation reste lié à la fourniture d'investissements technologiques, à la formation de cadres spécialisés, à la protection des données et à l'adoption d'une politique générale soutenant le développement des archives nationales.



