Soudan du Sud : Le gouverneur de l'Équatoria-Central conduit une délégation pour discuter des tensions frontalières avec l'Ouganda
Ahmed Salem
Gouverneur État équatorial Le gouverneur de la région centrale, Emmanuel Adil Anthony, dirige une délégation gouvernementale de haut niveau dans le comté de Kajo-Keji pour s'entretenir avec des responsables de la région du Nil occidental en Ouganda, dans le cadre des efforts conjoints visant à contenir les récentes tensions et à renforcer la sécurité le long de la bande frontalière entre les deux pays.
Cette visite vise à explorer les moyens de renforcer la coordination en matière de sécurité, notamment par l'activation de patrouilles conjointes et l'échange d'informations, ainsi qu'à discuter des questions frontalières et à œuvrer pour la protection des civils et la prévention de la récurrence d'incidents tendus.
Cette décision intervient à la suite d’affrontements dans la région frontalière entre les Forces de défense du peuple du Sud-Soudan (SSPDF) et les Forces de défense du peuple ougandais (UPDF), qui, selon les autorités locales, ont entraîné le déplacement d’environ 20 000 personnes du comté de Kajo-Keji.
Au Soudan du Sud, les autorités locales accusent les forces ougandaises de poursuivre leurs incursions en territoire frontalier, malgré les relations bilatérales entre Juba et Kampala. À ce jour, ni le gouvernement sud-soudanais ni les autorités militaires n'ont publié de déclaration officielle concernant ces accusations ou les récents développements à la frontière.
Central Equatoria enquête sur les incursions ougandaises à Kajo-Keji.
Le Conseil des ministres de l’État d’Équatoria-Central, au Soudan du Sud, a discuté de l’évolution de la situation sécuritaire à la frontière avec l’Ouganda, réaffirmant l’engagement du gouvernement de l’État à travailler conjointement avec le gouvernement national pour faire face aux incursions répétées des Forces de défense du peuple ougandais (UPDF) sur le territoire du comté de Kajo-Keji, et à œuvrer pour contenir les tensions et rétablir la stabilité dans les zones frontalières.
Cette décision a été prise lors de la réunion ordinaire du conseil, présidée par le gouverneur de l'État, Emmanuel Adil Anthony, au cours de laquelle les ministres ont examiné l'évolution de la situation sécuritaire à Kajo Keji suite aux récents affrontements entre les Forces de défense du peuple du Soudan du Sud (SSPDF) et les forces ougandaises, qui ont suscité des inquiétudes quant à l'escalade des tensions à la frontière commune entre les deux pays.
Actions conjointes avec le gouvernement central
Le Cabinet a affirmé que le gouvernement de l'État se coordonne directement avec le gouvernement national à Juba pour prendre contact avec les autorités ougandaises, dans le but de régler la situation sur le terrain et d'empêcher toute nouvelle escalade susceptible d'affecter la sécurité de la population ou la stabilité des zones frontalières.
Le Conseil a souligné l'importance d'instaurer un dialogue et une coordination en matière de sécurité entre les deux pays pour faire face aux incidents frontaliers, appelant à des mesures urgentes et efficaces pour assurer le retour du calme et maintenir des relations bilatérales fondées sur le bon voisinage et la coopération conjointe.
Les autorités ont souligné que la stabilité dans les zones frontalières est une priorité pour le gouvernement, compte tenu de son impact direct sur la circulation des citoyens, le commerce et les activités économiques entre le Soudan du Sud et l'Ouganda.
Création d'un Institut de coopération et de développement rural
Du côté du développement, le Conseil des ministres a approuvé un mémorandum présenté par le ministre de la Coopération et du Développement rural, Emmanuel Khamis, concernant la création de l'Institut de coopération et de développement rural, avec instruction aux autorités compétentes d'allouer un terrain pour la mise en place du projet.
L'institut vise à renforcer les capacités des coopératives et des groupements agricoles, à proposer des programmes de formation en gestion et en développement rural, à mener des recherches et à soutenir l'innovation, contribuant ainsi à l'élaboration de politiques liées au développement économique et à l'amélioration du niveau de production agricole dans l'État.
Le gouvernement espère également que l'institut deviendra une plateforme de formation pour le personnel local et un soutien aux initiatives visant à assurer la reprise économique et à créer de nouvelles opportunités d'emploi, notamment dans les zones rurales.



