La Mauritanie tire la sonnette d'alarme : la désertification menace 841 000 kilomètres carrés de terres.
Risques croissants pour les zones côtières et la biodiversité.
Écrit par Ziad Abdel Fattah :
Le ministre mauritanien de l'Environnement et du Développement durable a averti, Masouda bint BahamLe pays connaît une aggravation continue du phénomène de désertification, qui touche désormais plus de 841 TP3 T de la superficie totale de la Mauritanie, dans un contexte de défis environnementaux croissants qui menacent la bande côtière et la biodiversité terrestre et marine.
Les propos de la ministre ont été tenus lors d'événements organisés dans la capitale, Nouakchott, pour célébrer les Journées mondiales de l'environnement et des océans, où elle a passé en revue les principaux problèmes environnementaux auxquels le pays est confronté et les efforts déployés par le gouvernement pour y remédier.
L’expansion de la désertification est l’un des défis environnementaux actuels les plus graves.
Bint Baham a souligné que l'expansion de la désertification représente l'un des défis environnementaux actuels les plus graves, notant que la lutte contre ce phénomène exige d'intensifier les efforts nationaux et de renforcer la coordination entre les différentes parties concernées, en plus d'œuvrer à la protection des écosystèmes côtiers et à la préservation de la biodiversité.
La Mauritanie met en œuvre un ensemble de réformes
Elle a ajouté que le gouvernement mauritanien met en œuvre un ensemble de programmes et de réformes visant à renforcer la capacité d'adaptation au changement climatique et à en réduire les effets négatifs, ce qui contribue à soutenir la résilience des systèmes environnementaux et économiques et à parvenir à un développement durable.
Le ministre de l'Environnement et du Développement durable a souligné que la protection de l'environnement est un pilier fondamental pour garantir la sécurité alimentaire, la santé publique et le bien-être économique, appelant à poursuivre les efforts pour préserver et protéger les ressources naturelles pour les générations futures.
Ces avertissements interviennent à un moment où la communauté internationale s'inquiète de plus en plus des répercussions du changement climatique et de la dégradation de l'environnement, notamment dans les pays situés dans les zones les plus vulnérables à la désertification et à la sécheresse.
Dans un autre contexte, le ministère de la Transformation numérique et de la Modernisation administrative de Mauritanie a annoncé avoir conclu un accord préliminaire avec la Banque mondiale pour mobiliser des ressources financières supplémentaires destinées à soutenir l'infrastructure de données et à promouvoir l'utilisation de l'intelligence artificielle dans le pays.
Cette décision fait suite à une séance de travail organisée par le ministre de la Transformation numérique, Ahmed Salem Ould Beddeh, avec une délégation de la Banque mondiale dirigée par Michel Ruggie, directeur régional chargé de la numérisation et de l'intelligence artificielle pour l'Afrique, le Moyen-Orient, l'Afghanistan et le Pakistan.
Le ministère a indiqué que le financement prévu s'inscrit dans le cadre du Projet régional d'intégration numérique de l'Afrique de l'Ouest (WARDEP), qui vise à développer l'infrastructure des données et les mécanismes de partage, à élargir le champ d'application des applications d'intelligence artificielle et à développer les compétences numériques liées à ces technologies.



