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Afrique du Sud : plus de 900 personnes arrêtées lors de manifestations anti-immigrés

La police confirme l'arrestation de centaines de personnes après des actes de violence et de pillage.

Écrit par : Mohamed Ragab

La police sud-africaine a annoncé l'arrestation de plus de 900 personnes lors des manifestations anti-immigrés qui ont eu lieu dans plusieurs villes du pays, après que certaines manifestations ont dégénéré en actes de violence et de pillage, bien que les autorités aient confirmé que la majorité des rassemblements s'étaient déroulés pacifiquement.

Le commissaire national adjoint de la police, Tebello Mosikili, a déclaré que 120 manifestations ont été organisées dans tout le pays, dont 108 se sont déroulées sans incident, tandis que 12 manifestations ont nécessité l'intervention des forces de sécurité en raison d'émeutes et d'infractions à la sécurité.

Diverses accusations contre les détenus

La police a précisé que les détenus faisaient face à des accusations liées à des violations des lois sur l'immigration, des troubles à l'ordre public, des pillages et des vols, en plus de l'hébergement de migrants irréguliers.

Dans la ville d'Alexandra, à Johannesburg, une personne a été abattue lors de pillages visant des petits commerces appartenant à des immigrés, tandis que d'autres quartiers ont connu des fusillades et des actes de vandalisme sporadiques.

Renforts de sécurité dans cinq districts

Et les autorités ont dépêché des renforts de sécurité dans cinq provinces du pays, et ont également fait appel à des troupes de l'armée pour soutenir la police dans le quartier de Hillbrow au centre de Johannesburg, après des incidents de violence et que deux personnes aient été blessées dans des coups de feu.

À Durban, un ressortissant étranger est décédé après avoir sauté d'un immeuble, alors que des informations faisaient état de sa crainte d'attaques dans le contexte des manifestations.

La tension monte concernant l'immigration irrégulière

Les manifestations font suite à des appels lancés par des groupes anti-immigration clandestine, qui ont exigé le départ des immigrés illégaux du pays, les accusant de contribuer à l'augmentation du chômage, de la criminalité et des pressions sur les services publics.

En revanche, le gouvernement sud-africain affirme que la question de l'immigration doit être traitée par les institutions officielles et le respect de l'État de droit, soulignant son rejet de la violence ou de la cible des étrangers.

Craintes de la reprise de la violence contre les étrangers

Les développements récents ont suscité des craintes d'un retour des vagues de violence liées à la xénophobie, dont l'Afrique du Sud a été le théâtre à plusieurs reprises par le passé, entraînant la mort et le déplacement de milliers de migrants originaires de pays africains voisins.

Des observateurs estiment que la persistance des défis économiques et les taux de chômage élevés contribuent à l'escalade des tensions, tandis que des organisations de défense des droits de l'homme appellent à la protection de tous les résidents du pays, à la responsabilisation des personnes impliquées dans les actes de violence et de pillage, tout en s'attaquant aux causes de la crise par des solutions juridiques et économiques globales.

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