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Le sort tragique des réfugiés burundais est à nouveau évoqué ; la fermeture d'un camp en Tanzanie suscite des inquiétudes.

Un périlleux voyage de retour pour les réfugiés burundais

Écrit par : Qusay Ahmed 

Annoncé Tanzanie L'un des plus grands camps de réfugiés de son territoire a été fermé et la plupart des réfugiés burundais ont été renvoyés dans leur pays, ont déclaré vendredi des militants et les Nations Unies, une décision qui a suscité une vive controverse quant au caractère volontaire de ces retours.

Selon des informations recueillies, des réfugiés burundais se sont plaints ces derniers mois d'avoir été expulsés de force du camp de Nduta, dans le nord-ouest de la Tanzanie, suite à un accord entre les gouvernements de Dar es Salaam et de Bujumbura prévoyant le retour d'environ 100 000 réfugiés dans leur pays d'ici juin.

Un périlleux voyage de retour pour les réfugiés burundais

Selon les données du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), fin 2025, environ 142 000 réfugiés burundais vivaient dans deux camps en Tanzanie : Nduta et Nyarugusu. Ces réfugiés avaient fui des années de guerre civile, de répression politique et de pauvreté chronique dans leur pays, situé dans la région des Grands Lacs africains.

Dans un communiqué, la Coalition des droits de l'homme vivant dans les camps de réfugiés a déclaré qu'environ 3 000 réfugiés qui se trouvaient encore dans le camp de Nduta ont été transportés de force jeudi par camion vers le Burundi, notant qu'il ne restait qu'une dizaine de familles sur place en attente de transfert vers le camp de Nyarugusu, où 198 familles avaient déjà été déplacées dans le cadre d'une opération qualifiée de controversée.

Les autorités tanzaniennes prévoient de fermer le camp de Nyarugusu d'ici le 30 juin, ce qui suscite des inquiétudes quant au sort des milliers de réfugiés qui y restent.

L'organisation de défense des droits humains a accusé les autorités tanzaniennes d'avoir recours à des mesures de plus en plus coercitives ces derniers mois, notamment en restreignant la liberté de circulation, en faisant pression sur les réfugiés pour qu'ils s'inscrivent en vue de leur retour, en conditionnant l'aide humanitaire à l'acceptation de l'expulsion et en démantelant progressivement les camps. Elle a également signalé des violences nocturnes, des actes d'intimidation, des arrestations et des disparitions forcées.

Les départs s'accélèrent et le camp est complètement fermé.

Elle a ajouté que ces pressions avaient récemment atteint leur paroxysme, entraînant une accélération des départs et la fermeture complète du camp, critiquant le rôle du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et considérant qu'il avait facilité ces procédures au lieu de protéger les réfugiés.

De son côté, le HCR a confirmé que la fermeture du camp était une décision du gouvernement tanzanien, prise dans le cadre d'un accord conjoint avec les gouvernements de Tanzanie et du Burundi concernant le retour volontaire des réfugiés, soulignant qu'il avait exprimé à plusieurs reprises son inquiétude face à tout signalement de pressions ou de violations, et insistant sur la nécessité que tous les retours soient effectués volontairement, en toute sécurité et dans la dignité.

Dans une déclaration distincte, un autre responsable de l'ONU a confirmé les retours mais a refusé de commenter les allégations de coercition.

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