La crise en Somalie s'aggrave-t-elle suite aux accusations de trafic d'armes entre le Puntland et Mogadiscio ?
Les tensions s'intensifient entre le Puntland et le gouvernement fédéral de Somalie.

Écrit par : Mohammed Omran
témoins arène somalienne Les tensions se sont fortement exacerbées entre la région du Puntland et le gouvernement fédéral de Mogadiscio, sur fond d'accusations mutuelles de trafic d'armes et d'incitation aux troubles intérieurs, dans un contexte sécuritaire et politique fragile.
Les tensions s'intensifient entre le Puntland et le gouvernement fédéral de Somalie.
Les autorités du Puntland ont accusé le gouvernement fédéral de Mogadiscio d'être à l'origine d'opérations de contrebande d'armes dans la région, dans le but d'alimenter les conflits internes et d'inciter aux querelles tribales, par le biais de partis politiques et d'anciennes personnalités, selon un communiqué publié par le ministère de la Sécurité du Puntland.
Le ministère a averti que la poursuite de ce qu'il a qualifié d'opérations de contrebande constitue une menace directe pour la stabilité sécuritaire en Somalie, soulignant que la situation actuelle pourrait plonger le pays dans davantage de tensions et de divisions.
La déclaration comprenait également des accusations de coordination présumée entre le gouvernement fédéral et des parties extérieures, dans le but d'armer les groupes tribaux et de les pousser à des conflits internes, ce que le Puntland considérait comme une tentative de saper la stabilité de la région.
Dans une escalade des tensions, les autorités du Puntland ont annoncé l'interdiction de toute opération des forces de sécurité non locales sur leur territoire, ainsi que l'interdiction d'entrée des fonctionnaires et des personnes nommées par le gouvernement fédéral, une mesure qui témoigne de la profondeur du différend entre les deux parties.
Ces développements surviennent à un moment où les relations entre le gouvernement central et les Länder ont atteint un stade critique, notamment après la fin du mandat de l'administration fédérale le 15 mai 2026, ce qui a exacerbé les différends politiques et sécuritaires.
Dans un contexte similaire, les dirigeants de l'opposition somalienne ont appelé à une large intervention internationale pour faire face à l'escalade de la crise politique, soulignant la nécessité de trouver un mécanisme global pour résoudre le différend relatif au processus électoral et rejetant toute médiation unilatérale entre les parties.
Ces développements coïncident également avec des initiatives diplomatiques régionales, la Turquie cherchant à jouer un rôle de médiateur dans la crise, alors que des agences turques font état d'efforts visant à rapprocher les points de vue du gouvernement fédéral et de l'opposition, dans le but de contenir l'escalade et d'ouvrir la voie à un dialogue politique.
Les observateurs avertissent que la poursuite de cette escalade pourrait entraîner de nouvelles divisions au sein de la Somalie, dans un contexte de complexités politiques et sécuritaires croissantes qui menacent les chances de stabilité à l'étape suivante.



