Écrit par : Mohammed Omran
Le Dr Mohamed Farid Saleh, ministre de l'Investissement et du Commerce, a tenu une réunion Ministère des Affaires étrangèresEn présence du ministre de l'Industrie, des entretiens approfondis ont eu lieu avec Mabo Parks-Taw, ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Concurrence de la République d'Afrique du Sud, et l'ambassadeur Ntseke Mashembe, ambassadeur d'Afrique du Sud au Caire, afin d'examiner les moyens de renforcer les relations économiques, commerciales et d'investissement entre les deux pays et d'élargir les domaines de coopération dans les secteurs industriel, logistique et commercial.
Propositions visant à établir des foires commerciales réciproques entre les deux pays
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le ministère de l’Investissement et du Commerce extérieur pour renforcer l’intégration économique avec les pays africains et développer les partenariats commerciaux et d’investissement sur le continent, et met en œuvre les directives des dirigeants politiques.
La partie sud-africaine était représentée aux pourparlers par Simphiwe Hamilton, directeur général du ministère sud-africain du Commerce, de l'Industrie et de la Concurrence, et Mme Tufio Mofe (conseillère spéciale du ministre), ainsi que par un certain nombre de fonctionnaires du ministère et de l'ambassade.
Du côté égyptien, plusieurs responsables du ministère de l'Investissement et du Commerce extérieur et de ses organismes affiliés étaient présents, ainsi que le Dr Magid George, chef de la partie égyptienne du “ Conseil d'affaires égypto-sud-africain ”.
Le Dr Mohamed Farid Saleh, ministre de l'Investissement et du Commerce extérieur, a affirmé que la coopération entre l'Égypte et l'Afrique du Sud représente un pilier fondamental pour renforcer l'intégration économique au sein du continent africain, notant que la prochaine étape nécessite de passer de la coopération commerciale traditionnelle à la fabrication conjointe et à la mise en relation des chaînes de valeur.
L’Égypte et l’Afrique du Sud renforcent leur intégration économique au sein du continent.
Le ministre a déclaré que l'avenir de la coopération entre les deux pays devrait reposer sur une véritable coopération afro-africaine dans divers secteurs, notamment l'industrie, les mines, l'énergie et le commerce, afin de promouvoir la croissance sur le continent.
Il a ajouté que l'objectif ne se limite pas à l'augmentation des échanges commerciaux, mais vise plutôt à construire un modèle intégré d'investissement et de commerce entre les deux pays, qui pourrait servir de modèle pour l'intégration africaine.

Il a également souligné l'importance d'accélérer les procédures d'approbation et d'enregistrement des produits entre les deux parties, insistant sur le fait que la mise en place d'une procédure accélérée d'approbation des produits, notamment dans le secteur pharmaceutique, est devenue une nécessité pour stimuler le commerce et réduire le temps nécessaire à l'accès aux marchés.
Le ministre a souligné que l'Égypte travaille actuellement à l'élaboration des cadres législatifs et douaniers qui régissent le commerce, notamment en facilitant le transit et les centres de distribution logistique, insistant sur le fait que ces réformes visent à renforcer la position de l'Égypte en tant que centre régional pour le commerce et les services logistiques.
Pour sa part, Mabo Parks-Taw, ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Concurrence de la République d'Afrique du Sud, a affirmé que son pays considérait la coopération avec l'Égypte comme une opportunité stratégique pour renforcer l'intégration économique au sein du continent africain.
Il a déclaré qu'à ce stade, l'accent devrait être mis sur la transformation du dialogue en projets concrets et réalisables, notamment dans les domaines de l'industrie, du commerce et des chaînes d'approvisionnement.
Il a souligné que l'Afrique du Sud est prête à soutenir le développement de la coopération dans les secteurs de la logistique, du commerce et de l'industrie, notant l'importance d'un travail conjoint pour identifier les secteurs prioritaires et faciliter la participation du secteur privé des deux côtés.
Il a également noté les progrès accomplis en matière de coordination bilatérale, expliquant que la partie sud-africaine avait achevé les préparatifs techniques pour un certain nombre de domaines de coopération proposés, notamment la coopération industrielle, y compris le secteur automobile, et était prête à franchir les étapes procédurales requises lors de la prochaine phase.
Les deux parties ont souligné l'importance d'utiliser les ports et les zones économiques spéciales des deux pays, ce qui permettrait d'améliorer l'efficacité des chaînes d'approvisionnement et de réduire les coûts de transport, tout en insistant sur le fait que la viabilité des lignes maritimes dépend du volume réel des échanges commerciaux entre les deux parties.
Les deux parties ont convenu de l'importance d'activer le concept de règles d'origine cumulatives sur le continent africain, permettant ainsi de réaliser les étapes de production dans plusieurs pays et d'autoriser l'accès des produits aux marchés régionaux en tant que produits d'origine africaine. La possibilité d'appliquer ce modèle à divers secteurs a également été abordée, notamment l'ingénierie, l'automobile et l'industrie manufacturière.
Les deux parties ont discuté du projet de coopération en matière d'investissement dans le secteur automobile entre l'Égypte et l'Union douanière d'Afrique australe (SACU). La partie égyptienne a affirmé son intérêt à faire progresser ce dossier, tandis que la partie sud-africaine a confirmé sa capacité technique et sa volonté de poursuivre le processus de coopération et de signer les protocoles proposés.

Les discussions ont également porté sur l'industrie pharmaceutique, où l'importance d'accélérer les procédures d'enregistrement et d'approbation des produits entre les deux parties a été soulignée, afin de renforcer le commerce pharmaceutique intracontinental.
Les deux parties ont convenu de l'importance de tenir des réunions techniques virtuelles entre les autorités compétentes des deux pays afin de discuter des possibilités d'intégration industrielle dans ce secteur vital et d'harmoniser la production locale avec les importations en provenance de différents marchés.
La réunion a souligné l’importance de renforcer la coordination entre les pays africains au sein des instances internationales, notamment au sein de l’Organisation mondiale du commerce, afin de permettre l’adoption de positions unifiées sur les questions commerciales d’intérêt commun et de renforcer le pouvoir de négociation du continent.
Il a également été question d'organiser des salons commerciaux réciproques entre les deux pays, notamment un salon égyptien en Afrique du Sud et un salon sud-africain en Égypte, dans le but de soutenir la communication entre le secteur privé et de renforcer les possibilités de partenariats directs entre entreprises.

Les deux parties ont affirmé que les expositions constituent un outil efficace et pratique pour accélérer les échanges commerciaux par rapport aux missions traditionnelles.
Les discussions se sont conclues en insistant sur la nécessité de poursuivre la coordination entre les deux parties dans la période à venir et de travailler à transformer les propositions formulées en plans d'action concrets par le biais de canaux techniques et institutionnels, de manière à soutenir la voie de la coopération économique entre l'Égypte et l'Afrique du Sud et à renforcer l'intégration économique africaine.



