Kenya : Le projet de centre de quarantaine pour Ebola, soutenu par les États-Unis, est suspendu par décision gouvernementale.
Les tensions se sont intensifiées entre les pouvoirs exécutif et judiciaire.
Écrit par Ziad Abdel Fattah :
Un développement frappant qui reflète l'escalade des tensions entre autorités exécutives Sur le plan judiciaire, le ministre kényan de la Santé, Aden Duale, a annoncé l'arrêt immédiat de la construction d'un centre de quarantaine pour Ebola, qui était construit avec le soutien des États-Unis à l'intérieur d'une base aérienne située au centre du pays, suite à sa condamnation pour outrage au tribunal pour ne pas avoir respecté une décision antérieure d'arrêter le projet.
Cette décision fait suite à la comparution du ministre devant un tribunal kényan, qui avait ordonné l'arrêt des travaux de construction de l'installation près de Nanyuki, après des manifestations populaires marquées par des actes de violence contre le projet.
Ce centre est destiné à accueillir les Américains infectés par le virus Ebola.

L'installation prévue était destinée à accueillir les citoyens américains soupçonnés d'avoir été exposés au virus Ebola, dans le contexte d'une épidémie en cours en République démocratique du Congo, où plus d'un millier de cas ont été recensés.
Des images satellites prises le 22 juin ont révélé que les travaux de construction se poursuivaient malgré la décision du tribunal, montrant une expansion des travaux de préparation du site, une augmentation du nombre de tentes et la création de nouvelles structures que l'on pense être des unités de conteneurs, par rapport aux images précédentes prises plus tôt dans le mois.
Avertissement contre la violation répétée des ordonnances du tribunal
Lors de l'audience de détermination de la peine, la juge Patricia Nyaundi Mandi a mis en garde le ministre contre toute récidive de violation des ordonnances du tribunal, avant de décider de le libérer sans lui infliger de sanction.
En revanche, les données de suivi des vols et des sources diplomatiques ont indiqué que des avions américains continuaient d'atterrir sur la base aérienne, transportant du matériel médical et des équipes de spécialistes, même après la décision d'arrêter le projet, et que la formation du personnel se poursuivait sur place.
Cette crise met en lumière les défis auxquels le Kenya est confronté pour concilier la réponse sanitaire à l'épidémie régionale d'Ebola avec les considérations juridiques et de souveraineté, dans un contexte de pressions internes et externes croissantes.



