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Scandale des allocations familiales au Cameroun : une augmentation de 551 000 milliards de dollars du nombre de bénéficiaires enregistrés suscite des soupçons de fraude.

Soupçons de fraude aux allocations familiales au Cameroun

Ayman Ragab

Le gouvernement camerounais a lancé un audit à grande échelle suite à une forte augmentation du nombre d'enfants bénéficiant d'allocations familiales, sur fond de soupçons de fraude et d'exploitation illicite des caisses de l'État.

Le ministère des Finances a révélé que le nombre d'enfants inscrits pour bénéficier de subventions est passé de 594 728 enfants en juin 2024 à plus de 923 000 enfants en mars 2026, soit une augmentation d'environ 551 000.

Augmenter l'allocation familiale de 2800 à 4500 francs

Cette augmentation a coïncidé avec la décision du gouvernement de relever l'allocation familiale de 2 800 à 4 500 francs CFA par mois et par enfant, ce qui a suscité des inquiétudes quant à l'existence de fausses déclarations et à la manipulation des données des bénéficiaires.

Cette situation a incité le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, à lancer un audit de 24 mois visant à examiner les registres, à assainir les dossiers de paie et à déceler tout abus ou corruption lié à la forte augmentation du nombre de bénéficiaires.

Le ministère des Finances a expliqué que ces pratiques ont fait peser un lourd fardeau sur l'économie nationale, les allocations annuelles pour les subventions familiales étant passées de 21 milliards de francs CFA à près de 38 milliards de francs CFA.

Cette affaire a suscité une vive inquiétude dans le pays, et les organisations de la société civile demandent que les responsables de ces abus soient identifiés et traduits en justice. Javier Esomba, coordinateur de l'ONG MyLife, a déclaré que le détournement de fonds publics à des fins personnelles est inacceptable et a exigé les peines les plus sévères pour les personnes impliquées.

Cameroun
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comité mixte

Dans le cadre des enquêtes, le gouvernement a formé un comité mixte composé de représentants des ministères des Finances, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et de la Défense, ainsi que de l'Autorité générale pour la sécurité nationale et de l'Office national de l'état civil, chargé d'examiner les dossiers et de déterminer les responsabilités.

Toute personne reconnue coupable d'avoir obtenu de l'argent illégalement devra fournir des explications formelles et restituer les sommes indûment perçues.

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