Gabon : Le cinéma face aux montagnes d'ordures
Déchets à Libreville, capitale du Gabon
Écrit par : Ayman Ragab
La troisième édition du Festival international du film et de la liberté a débuté le lundi 22 juin à Libreville, la capitale gabonaise.
Une ambiance enthousiaste, un public enthousiaste et une affiche qui ne laisse personne indifférent : “ Conditions insalubres : Ma ville propre, ma responsabilité ”… Le cinéma n’est pas qu’un divertissement, il interpelle.

Devant la place de Kings Bay, dédiée aux projections de films, la directrice du festival, Pauline Mfil Nampani, a clairement expliqué l'objectif de l'événement.
Décision du conseil municipal
Elle a déclaré : ” Il s'agit d'une décision du conseil municipal de Libreville visant à sensibiliser le public aux problèmes d'assainissement. ».
“ Le cinéma devient un moyen de récompenser les courts métrages qui répondent à leurs critères. ” Elle a ajouté avec fierté : ” Nous avons une programmation spéciale, qui comprend des projections en soirée. Au programme : des films cultes comme *My Friend Villa*, *The Nannies* et un film allemand. » .
Ce film allemand, ” Porté par les vagues “, réalisé par la jeune réalisatrice Yana Stalin, invitée d'honneur, est projeté pour la première fois en Afrique. C'est une grande première, et cela revêt une importance particulière.

Elle explique : “ Le film raconte l’histoire d’un bateau de migrantes, des femmes qui ont quitté l’Afrique en traversant la Méditerranée pour rejoindre l’Europe. Certaines étaient seules, d’autres avec leurs enfants, et d’autres encore étaient enceintes. À bord, il n’y avait qu’une seule infirmière pour toutes. “.
Le film Nannies
À ses côtés se trouve Frank Fléhi, le producteur, réalisateur et acteur ivoirien connu pour son film ” Les Nannies “.
Son film, qui reflète la société à travers le regard de six éducatrices de jeunes enfants, trouve un écho particulier à Libreville.
” Trois nounous parfaites, trois mauvaises… nous dépeignons la société, mais du point de vue de ceux qui la façonnent “, déclare Fléhi, avant d’annoncer son intention de partager son expérience entre Abidjan et Libreville.
Le festival, qui se déroule jusqu'au 28 juin, promet des débats passionnés, des émotions fortes et peut-être même des moments inspirants.
Dans ce festival, les projecteurs ne sont pas braqués sur nous pour nous éblouir, mais pour révéler la vérité. Et si la liberté commençait par notre regard sur notre ville ?



