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Tanzanie : Une tentative de relance du processus constitutionnel après une décennie de stagnation

Coalition de petits partis

Écrit par Amina Hassan

Douze petits partis d'opposition ont annoncé leur création.  Tanzanie  La formation d'une nouvelle coalition politique place la reprise de la réforme constitutionnelle au sommet de ses priorités, plus de dix ans après l'interruption du processus entamé en 2011. Cette initiative intervient dans un contexte politique sensible, marqué par des actes de violence liés aux élections de 2025, qui ont remis la question constitutionnelle au cœur du débat public.

Une tentative d'imposer une présence politique

Ce bloc cherche à renforcer sa présence dans un paysage dominé par le parti au pouvoir, en adoptant une cause qui bénéficie d'un consensus relatif parmi  forces politiques  Les réformes proposées visent à redistribuer les pouvoirs au sein des institutions gouvernementales, principalement en réduisant les pouvoirs du président afin de renforcer l'équilibre institutionnel.

L'absence de forces d'opposition majeures

Malgré la dynamique que la coalition tente de créer, son influence reste limitée en l'absence des principaux partis d'opposition, notamment Chadema et ACT-Wazalendo.

Chadema exige la libération de son chef Tundu Lissu et de plusieurs de ses dirigeants, ainsi qu'une réforme de la commission électorale, tandis qu'ACT-Wazalendo adopte une position plus réservée quant à son engagement au sein de ce bloc.

Délai de deux ans et nouvelle constitution

La coalition appelle à l'adoption d'une nouvelle constitution dans un délai de deux ans, sur la base des recommandations des commissions d'enquête mises en place après les élections de 2025. Elle regroupe des partis tels que le Parti démocrate, la Ligue nationale pour la démocratie et le Parti de l'unité démocratique, formations régulièrement accusées de collusion avec le gouvernement.

Controverse autour du mécanisme de réforme

Les acteurs politiques s'accordent sur l'importance de la réforme, mais le désaccord porte sur son mécanisme de mise en œuvre : faut-il reprendre le processus là où il s'est arrêté en 2015, ou faut-il en entreprendre une toute nouvelle formulation ? La question la plus importante demeure également : qui fixera les règles de ce processus ?.

Doutes et positions défensives

Cette initiative suscite des doutes chez certains observateurs tanzaniens quant à la crédibilité de la coalition, certains de ses membres étant susceptibles d'être proches du gouvernement. Cependant, l'analyste politique Thomas Kibwana réfute l'existence de preuves de cette proximité, estimant que l'influence limitée de ces partis contredit l'hypothèse d'un soutien du parti au pouvoir et que leur activité continue après les élections constitue un changement notable dans le paysage politique du pays, habitué jusqu'alors à voir émerger des partis politiques uniquement en période électorale.

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