Le libre-échange en Afrique : un moteur économique créateur de nouvelles opportunités d'investissement
Afrique : un laboratoire pour un nouveau capitalisme thermique

Écrit par : Mohammed Omran
Face aux vagues de chaleur sans précédent qui ont balayé l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord cet été, le continent africain a transformé ce défi climatique en moteur économique.
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L’Afrique, qui représente avec le Moyen-Orient 411 000 milliards de dollars du marché mondial du refroidissement urbain, connaît une demande croissante en climatisation, stockage frigorifique et solutions thermiques, alimentée par une urbanisation rapide, la hausse des températures et la croissance économique. Ce paysage illustre l’émergence d’une économie du froid sur le continent.

Fin mai 2026, le Maroc a émis une alerte orange en raison d'une vague de chaleur sévère, avec des températures qui devraient atteindre 44 degrés Celsius dans plusieurs régions, notamment Laâyoune, Dakhla, Smara, Tata, Tarfaya et Tanta.
Parallèlement, l'Égypte a connu une vague de chaleur précoce, durant laquelle les températures ont dépassé les 40 degrés Celsius dans plusieurs régions.
L'Afrique du Nord figure parmi les régions les plus touchées par cette tendance climatique. Selon le climatologue Mohamed Hanchane, le réchauffement a dépassé deux degrés Celsius par décennie en février et un degré Celsius par décennie en mai, juin, août et octobre au Maroc. Plus largement, l'Afrique connaît une hausse des températures supérieure à la moyenne mondiale, d'après l'Organisation météorologique mondiale.

En février, Ziguinchor figurait parmi les villes les plus chaudes du monde, après avoir enregistré 40 degrés Celsius le 13 février, selon AQI.in. Le même jour, la capitale malienne, Bamako, a enregistré 39 degrés Celsius, un niveau qu'elle connaît fréquemment en raison de sa situation en zone tropicale d'Afrique de l'Ouest.
Afrique : un laboratoire pour un nouveau capitalisme thermique
Alors que l'Europe est confrontée à des vagues de chaleur sans précédent, les pays chauds ne sont plus à l'abri des répercussions croissantes du changement climatique. De fait, ce phénomène a transformé le continent africain en un laboratoire pour un nouveau capitalisme thermique.

Entre l’essor de l’énergie solaire, la demande croissante de climatisation et la crise de la chaîne du froid agricole, la chaleur n’est plus seulement un défi climatique, mais est devenue un moteur économique créant de nouvelles opportunités d’investissement, parallèlement aux défis croissants posés par le changement climatique.



