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Du pays des rêves aux voyages de retour au pays : une vague d'hostilité envers les immigrants pousse les Nigérians à quitter l'Afrique du Sud.

L’Afrique du Sud perd de son attrait en tant que destination pour les personnes en quête d’opportunités.

Écrit par Omnia Hassan :

Le Sud a toujours été un Afrique Destination majeure pour les Africains cherchant à améliorer leurs conditions économiques et à se construire un avenir meilleur hors de leur pays d'origine, le paysage a cependant commencé à changer radicalement, les rêves de nombreux migrants se transformant en craintes quotidiennes face à l'escalade de la violence et aux manifestations xénophobes.

Témoignant de l'inquiétude croissante des communautés africaines, le Nigeria a annoncé le lancement d'un plan de rapatriement de centaines de ses citoyens résidant en Afrique du Sud, suite à une nouvelle vague d'attaques visant les migrants et suscitant de vives inquiétudes quant à leur sécurité.

Cinq vols pour rapatrier les citoyens

Le premier vol d'évacuation devrait décoller de Johannesburg dans les prochains jours, transportant environ 270 Nigérians ayant opté pour un rapatriement volontaire. Ce vol s'inscrit dans un plan de cinq vols visant à rapatrier les citoyens souhaitant quitter le pays.

العداء للمهاجرين في جنوب إفريقيا يدفع مئات الغانيين للعودة الطوعية

Selon le ministère nigérian des Affaires étrangères, plus d'un millier de citoyens se sont inscrits pour rentrer au pays, ce qui témoigne clairement du sentiment d'insécurité croissant dans ce pays situé à l'extrême sud du continent africain.

Les préoccupations sécuritaires s'accentuent à mesure que l'hostilité envers les étrangers grandit.

Ce retour massif témoigne des tensions croissantes liées aux questions d'immigration en Afrique du Sud, où les migrants sont fréquemment accusés de prendre des emplois et de mettre à rude épreuve les services publics, à un moment où le pays souffre de graves difficultés économiques et d'un taux de chômage dépassant les 30 %.

Ramaphosa s'engage à lutter contre la violence

Pour tenter d'endiguer la crise, Cyril Ramaphosa a condamné les violences xénophobes, soulignant que le gouvernement prendrait des mesures fermes contre les groupes incitant à de telles attaques.

Le président sud-africain a souligné que les problèmes de pauvreté et de chômage sont exploités par certains partis pour alimenter la colère publique contre les immigrants, mettant en garde contre les répercussions que cela pourrait avoir sur la stabilité sociale.

Des souvenirs douloureux refont surface

Les événements récents ont ravivé le souvenir des violences sanglantes qui ont secoué l'Afrique du Sud en 2008, entraînant la mort de dizaines de personnes et le déplacement de milliers de migrants africains.

Les réactions ne se sont pas limitées au Nigéria, d'autres pays africains s'étant empressés de prendre des mesures pour protéger leurs citoyens. Le Ghana a rapatrié des centaines de citoyens, tandis que plusieurs gouvernements ont émis des avertissements de sécurité à l'intention de leurs ressortissants résidant en Afrique du Sud.

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