Le thé au Burundi : un secteur économique prometteur confronté à des défis pour sa présence mondiale
La culture du thé au Burundi

Écrit par : Qusay Ahmed
Le secteur du thé Burundi L'un des éléments clés de l'économie agricole, malgré les défis liés à la productivité et aux infrastructures, compte tenu du rôle croissant de l'Afrique en tant que source majeure de thé au niveau mondial.
La culture du thé au Burundi
Le Burundi figure parmi les 13 pays africains qui produisent du thé à des fins commerciales, cette culture étant devenue l'une des sources de devises étrangères les plus importantes du continent, de nombreux pays dépendant de ses exportations pour répondre à la demande mondiale croissante.
Selon les données du Comité international du thé, la production de thé du Burundi a atteint environ 11 200 tonnes métriques en 2020, enregistrant une croissance de 601 030 tonnes au cours de la dernière décennie, reflétant un développement remarquable dans ce secteur.

Malgré cette croissance, le Burundi reste confronté à des défis importants par rapport à ses voisins et figure parmi les pays africains affichant les rendements agricoles par hectare les plus faibles. Cette situation s'explique notamment par le manque d'investissements, la faiblesse des infrastructures agricoles et les effets du changement climatique. Parallèlement, des pays comme le Kenya, l'Ouganda et le Rwanda connaissent une expansion notable des terres cultivées et une amélioration de leur productivité.
L'introduction de la culture du thé au Burundi remonte aux années 1930, durant la période coloniale, lorsque des colons belges y ont importé des plants de thé, profitant du climat d'altitude et pluvieux qui offre des conditions idéales à cette culture. Depuis lors, le thé est devenu partie intégrante du tissu économique et social du pays.
La culture du thé est concentrée dans les hauts plateaux, où le climat tempéré et les précipitations abondantes permettent la production de feuilles de haute qualité, souvent utilisées dans la production de thé noir selon le système CTC, qui est le type le plus répandu en Afrique et est principalement destiné à l'exportation.
Le Burundi, comme d'autres pays d'Afrique de l'Est, bénéficie de sa situation géographique proche de l'équateur, qui permet une récolte tout au long de l'année sans interruption saisonnière, un facteur qui lui confère un avantage concurrentiel pour répondre en permanence aux besoins des marchés mondiaux.
Face à la tendance mondiale à consommer des boissons naturelles et saines, de nouvelles opportunités s'offrent au Burundi pour accroître la valeur de ses exportations en s'orientant vers la production de thés de luxe et de spécialité, en tirant parti des expériences réussies de pays comme le Rwanda et le Malawi.
Avec l'augmentation des investissements internationaux dans le secteur du thé africain, notamment dans les infrastructures et les technologies agricoles, le Burundi a l'opportunité de renforcer sa position sur le marché mondial, à condition de développer sa productivité et d'améliorer ses chaînes de valeur, assurant ainsi de meilleurs rendements économiques et soutenant les moyens de subsistance des agriculteurs.



