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Raisons politiques du retrait du Tchad de la Cour pénale internationale

Ahmed Salem

Le ministre de l'Information et porte-parole officiel a confirmé gouvernement tchadienQasim Sharif Mohammed a déclaré que la décision de son pays de se retirer de la Cour pénale internationale s'inscrit dans le cadre d'un réexamen de sa position sur le fonctionnement de cette institution internationale, lors des clarifications qu'il a apportées aux médias suite à l'annonce de la procédure de retrait.

Le ministre a déclaré que le gouvernement tchadien tenait à informer l'opinion publique nationale, régionale et internationale du contexte de cette décision, expliquant que son pays avait officiellement notifié aux Nations Unies son retrait du Statut de Rome, qui a établi la Cour pénale internationale, conformément aux procédures juridiques approuvées.

Statut de Rome, 20 octobre 1999

Qasim Sharif Muhammad a expliqué que le Tchad avait signé le Statut de Rome le 20 octobre 1999 et l'avait ratifié le 1er novembre 2006, avant de décider de mettre fin à son adhésion à la Cour, basée à La Haye, aux Pays-Bas, le retrait devant prendre effet après l'expiration des délais légaux spécifiés.

Le porte-parole officiel du gouvernement a indiqué que cette décision fait suite à plusieurs observations formulées par le Tchad, ainsi que par plusieurs pays africains, concernant le fonctionnement de la Cour pénale internationale, notamment en ce qui concerne ce qu'il a décrit comme l'existence d'une sélectivité dans le déroulement des enquêtes et la focalisation des affaires sur les pays africains et les pays en développement.

Le ministre a affirmé que le gouvernement tchadien estime que la justice internationale doit reposer sur les principes d'égalité, d'impartialité et de respect de la souveraineté des États, et a appelé à un débat plus large sur la réforme du système de justice pénale internationale afin de renforcer la confiance des États membres en celui-ci.

L’annonce de ce retrait intervient alors que le débat international se poursuit sur le rôle de la Cour pénale internationale, entre ceux qui la considèrent comme un mécanisme essentiel de lutte contre l’impunité et ceux qui exigent une révision de ses mécanismes de fonctionnement afin de garantir un plus grand équilibre et une plus grande équité.

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