Le corridor Tchad-Libye-Égypte : un projet stratégique qui ouvre une porte d’entrée vers la mer Rouge pour le Tchad
L’Égypte et le Tchad discutent de l’accélération de la mise en œuvre du corridor stratégique traversant la Libye vers la mer Rouge.

Écrit par : Badr Ahmed
La République du Tchad et l'Égypte ont affirmé leur détermination à aller de l'avant avec la mise en œuvre du projet de corridor stratégique Tchad-Libye-Égypte, qui est l'un des projets d'infrastructure régionaux les plus importants visant à renforcer l'intégration économique et à relier les pays d'Afrique centrale aux ports égyptiens de la mer Rouge, contribuant ainsi à revitaliser le commerce et l'investissement et à mettre fin à l'isolement du Tchad.
Le corridor stratégique traversant la Libye jusqu'à la mer Rouge
Cette déclaration a eu lieu lors de la réception du ministre tchadien des Infrastructures, de l'Unification et de l'Entretien des routes, Amir Idris Korda, par le ministre égyptien des Transports, le lieutenant-général Kamel Al-Wazir, au cours de laquelle les deux parties ont discuté du niveau d'avancement de la mise en œuvre du projet, ainsi que des perspectives de coopération bilatérale dans le secteur des transports et des infrastructures.
Au cours des discussions, le ministre tchadien a passé en revue les derniers développements concernant la mise en œuvre du projet du côté tchadien, expliquant que le corridor s'étend de la ville d'Amdjarass, traverse le territoire libyen et la région d'Al-Uwaynat, pour atteindre le port égyptien de Safaga sur la mer Rouge, sur une longueur totale d'environ 950 kilomètres, formant ainsi une artère stratégique reliant le Tchad aux marchés régionaux et mondiaux.

Korda a souligné que le projet bénéficie d'un soutien et d'une volonté politique forts de la part du président tchadien, le maréchal Mohamed Idriss Déby Itno, et qu'il est mené en coordination avec les autorités égyptiennes. Il a précisé que le projet a fait l'objet de nombreuses consultations de haut niveau, notamment lors des sommets de Nairobi et de Luanda, dans le cadre des efforts conjoints visant à faire progresser la mise en œuvre du corridor stratégique.
Le ministre a expliqué que les études techniques, sociales et économiques concernant le tronçon d'Umm Jarass – la frontière libyenne, longue d'environ 500 kilomètres – sont encore en cours d'achèvement et devraient être finalisées au cours du mois d'octobre prochain, ouvrant ainsi la voie à la transition vers les phases de mise en œuvre proprement dites.

Dans le même contexte, il a confirmé que les travaux de construction de la route reliant Abshi, Umm Zuwayr, Qardah et Iriba à Umm Jaras, d'une longueur de 381 kilomètres, ont déjà commencé, notant que le rythme des travaux se déroule de manière satisfaisante conformément au calendrier prévu.

Pour sa part, le ministre égyptien des Transports, le lieutenant-général Kamel Al-Wazir, a salué les progrès remarquables accomplis par le Tchad dans la mise en œuvre du projet, appréciant les efforts déployés par le ministère tchadien des Infrastructures, dirigé par le ministre Amir Idris Korda, et affirmant le soutien continu de l'Égypte à l'achèvement de ce corridor vital.
Ce projet est considéré comme l'un des plus importants projets de connectivité régionale du continent africain, car il devrait contribuer à dynamiser le commerce et les transports, à réduire les coûts du transport maritime, à ouvrir de nouvelles perspectives pour le développement économique et l'investissement, ainsi qu'à soutenir l'intégration entre les pays de la région et à les relier aux ports égyptiens de la mer Rouge.



