Mali : L'ancien Premier ministre appelle à l'unité nationale après sa libération
Ahmed Salem
L’ancien Premier ministre malien Moussa Mara a appelé à l’unité nationale, à la réconciliation et à la compassion après avoir purgé sa peine d’un an de prison.
Dans son premier message public depuis sa libération, Mara a exhorté les Maliens à se pardonner les uns les autres et a exprimé son inquiétude quant à la disparition de son avocat, dans un contexte d'incertitude persistante quant à son avenir politique.
L’ancien Premier ministre Moussa Mara a été libéré samedi 1er août après avoir purgé une peine d’un an de prison pour avoir exprimé son soutien, via les réseaux sociaux, à des personnalités politiques de l’opposition détenues.
Sa libération a été chaleureusement accueillie par ses proches, les personnalités politiques et ses partisans, qui se sont réunis à son domicile familial dans le quartier de la Commune 4 de Bamako pour célébrer son retour.
Un appel à la réconciliation
Dans une vidéo publiée sur Facebook le lendemain de sa libération, Mara a lancé un appel à l'unité et à la réconciliation nationale, exhortant les Maliens à faire preuve de plus de compassion les uns envers les autres.

Il a déclaré : “ Je prie Dieu de nous accorder plus d'humanité et plus de compassion les uns envers les autres, afin que nous puissions parvenir à une véritable unité et à une véritable réconciliation. ”.
Il a également souligné l'importance de la vérité dans la reconstruction du pays, ajoutant : “ Je pardonne, et vous devriez me pardonner. ”.
Inquiétude concernant l'avocat disparu
Mara a profité de sa première prise de parole publique pour exprimer son inquiétude concernant son avocat et collègue homme politique, Mee Mountaga Tall, qui n'a pas été revu depuis son enlèvement à son domicile par des hommes armés et masqués début mai.
Ses remarques ont mis en lumière les préoccupations persistantes concernant les disparitions forcées et le climat politique au Mali.
L'avenir politique est incertain.
Ni Marra ni ses partisans n'ont indiqué s'il comptait reprendre une activité politique active après sa libération.
Son avenir reste incertain après la dissolution, le 13 mai 2025, de tous les partis et organisations politiques par le Conseil militaire au pouvoir au Mali, restreignant fortement l'activité politique dans le pays.



