De l'Afrique à l'Europe… Quelle est l'histoire du virus du Nil occidental contre lequel l'Organisation mondiale de la santé a mis en garde ?
L'organisation confirme des cas de transmission locale dans plusieurs pays européens.

Écrit par : Mohammed Omran
À l’heure où les inquiétudes grandissent quant aux effets du changement climatique sur la santé publique, virus Le virus du Nil occidental occupe le devant de la scène sanitaire en Europe, après avoir enregistré une propagation rapide dans plusieurs pays avec le début de la saison d'activité des moustiques.
De l'Afrique à l'Europe… Quelle est l'histoire du virus du Nil occidental contre lequel l'Organisation mondiale de la santé a mis en garde ?
Bien que l’Organisation mondiale de la santé confirme que le risque d’infection reste faible pour la majeure partie de la population, elle a mis en garde contre des complications potentiellement mortelles dans certains cas, appelant à des mesures de prévention et de surveillance plus strictes pour contrer la propagation du virus pendant les mois d’été.

L’Organisation mondiale de la santé a lancé un nouvel avertissement concernant la propagation croissante du virus du Nil occidental dans plusieurs pays européens, coïncidant avec le début de la saison des moustiques, soulignant que les changements climatiques et la hausse des températures ont contribué à créer un environnement propice à la propagation du virus, et appelant les pays à intensifier les efforts de surveillance, de sensibilisation et de prévention.
Selon l'organisation, la transmission locale du virus a été enregistrée dans plusieurs pays, dont la Grèce, l'Italie, l'Espagne, la Roumanie et la Macédoine du Nord, tandis qu'en Europe, on observe généralement une augmentation des infections humaines pendant la période de juillet à septembre, qui correspond aux mois d'activité du moustique vecteur du virus.
Comment le virus se propage-t-il ?
Le virus du Nil occidental se transmet à l'homme par la piqûre de moustiques, qui contractent l'infection après s'être nourris sur des oiseaux infectés. Selon l'Organisation mondiale de la Santé, il ne se transmet pas d'une personne à l'autre par contact quotidien ou direct.
Symptômes de la maladie
L'organisation note que la majorité des personnes infectées ne présentent aucun symptôme, mais qu'environ 201 000 cas peuvent développer la fièvre du Nil occidental, qui provoque une forte fièvre, des maux de tête, de la fatigue, des douleurs corporelles et musculaires, et peut être accompagnée de vomissements ou d'une éruption cutanée.

Dans des cas moins fréquents, l'infection peut évoluer vers de graves complications affectant le système nerveux, provoquant une encéphalite ou une méningite, complications potentiellement mortelles, en particulier pour les personnes âgées, celles atteintes de maladies chroniques et celles dont le système immunitaire est affaibli.
Aucun vaccin ni traitement spécifique
L’Organisation mondiale de la santé a confirmé qu’il n’existe toujours pas de vaccin ni de traitement spécifique contre le virus du Nil occidental, expliquant que les soins médicaux consistent à traiter les symptômes et à apporter un soutien au patient en fonction de son état de santé.
Le changement climatique accroît les risques
Le directeur régional de l'Organisation mondiale de la santé pour l'Europe, le Dr Hans Henri P. Kluge, a déclaré que le virus du Nil occidental n'est pas une maladie nouvelle, mais que les conditions environnementales qui favorisent sa propagation évoluent rapidement, notant que des températures plus élevées et une saison estivale plus longue offrent aux moustiques une plus grande opportunité de se propager et de transmettre l'infection à de nouvelles régions.
Mesures préventives
L'organisation a appelé au respect des mesures préventives, notamment l'utilisation de moustiquaires, le port de vêtements à manches longues et l'utilisation de répulsifs anti-moustiques, tout en évitant de rester dans des espaces ouverts à l'aube et au crépuscule, moments où l'activité des moustiques est à son maximum.

Elle a également insisté sur la nécessité de consulter immédiatement un médecin si des symptômes tels qu'une forte fièvre, une éruption cutanée, de la confusion, des frissons ou une raideur de la nuque apparaissent après une exposition à des piqûres de moustiques, en particulier dans les zones où la propagation du virus a été signalée.
Cet avertissement intervient alors que les autorités sanitaires européennes continuent de surveiller l'évolution de la propagation du virus du Nil occidental, dans un contexte de craintes d'une augmentation du nombre d'infections avec la hausse continue des températures durant l'été.



