Après deux décennies d'absence, l'Afrique fera-t-elle son retour au sommet de l'ONU grâce à Macky Sall ?
L'espoir de l'Afrique de regagner la position

Écrit par Amna Hassan
Vingt ans après la fin du mandat de l'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, le continent revient à laafricain Il se relance dans la course à la tête de l'organisation internationale, dans l'espoir de reconquérir l'un des postes diplomatiques les plus importants au monde, face à une forte concurrence de candidats d'Amérique latine et des Caraïbes.
Macky Sall est l'espoir de l'Afrique pour reconquérir cette position.
L’ancien président sénégalais Macky Sall est en tête de la course, étant le seul candidat africain déclaré pour succéder à l’actuel secrétaire général Antonio Guterres, dont le deuxième et dernier mandat prend fin le 31 décembre.
Si sa nomination réussit, Sall deviendra le premier Africain à diriger les Nations Unies depuis le départ du Ghanéen Kofi Annan en 2006, mettant ainsi fin à deux décennies d'absence d'un Africain à la tête de l'organisation internationale.
Une concurrence féroce au sein des Nations Unies
La compétition est entrée dans une phase cruciale avec la participation des candidats à un débat public au siège des Nations Unies à New York, avant le début du premier tour de vote informel au sein du Conseil de sécurité.

Sall fait face à cinq adversaires de taille : l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, l’Argentin Rafael Grossi, l’Équatorienne Maria Fernanda Espinosa, la Costaricienne Rebecca Greenspan et la diplomate guyanaise Caroline Rodriguez Birkett.
Plusieurs diplomates estiment que l'Amérique latine mérite d'occuper ce poste cette fois-ci, ce qui intensifie la concurrence avec le candidat africain.
L'héritage africain à la tête de l'organisation internationale
Seuls deux Africains ont occupé le poste de secrétaire général des Nations Unies depuis la création de l'organisation en 1945.
Le premier fut le diplomate égyptien Boutros Boutros-Ghali, qui occupa ce poste de 1992 à 1996, avant que les États-Unis n'empêchent le renouvellement de son mandat en usant de leur droit de veto. Il fut remplacé par le Ghanéen Kofi Annan, qui dirigea l'organisation de 1997 à 2006 et partagea avec les Nations Unies le prix Nobel de la paix en 2001 en reconnaissance de ses efforts pour promouvoir la paix et la réforme institutionnelle.
Un parcours compliqué pour atteindre ce poste
Le Secrétaire général des Nations Unies est choisi à l'issue d'une série de consultations et de votes secrets au sein du Conseil de sécurité, avant qu'un nom de candidat unique ne soit soumis à l'Assemblée générale pour approbation formelle.
Le principal obstacle pour tout candidat demeure la possibilité que l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité utilise son droit de veto, ce qui fait du consensus international une condition préalable à l'obtention de ce poste.
Pour l’Afrique, cette compétition n’est pas seulement une course à une position internationale, mais un test de l’influence croissante du continent au sein du système international, compte tenu de son plus grand bloc de vote à l’Assemblée générale des Nations Unies et de son influence grandissante sur la paix et la sécurité, le développement, le changement climatique et la réforme des institutions de gouvernance mondiale.



