L'arrestation de l'ancien chef des services de renseignement algériens dans l'affaire de l'enlèvement d'Amir DZ... Révélera-t-il de dangereux secrets ?
L'arrestation de Jabbar Muhanna soulève des questions quant aux répercussions des enquêtes.

Écrit par : Mohammed Omran
Dans une décision surprenante qui a remis sur le devant de la scène une question épineuse ayant ébranlé les relations entre l'Algérie et la France, les autorités algériennes ont placé l'ancien directeur du renseignement extérieur, Djebbar Mhenna, en prison militaire dans le cadre de l'affaire liée à la tentative d'enlèvement en France de l'opposant algérien Amir Boukhours, dit “ Amir DZ ”.

Cette évolution survient au moment où le champ des enquêtes s'élargit pour inclure d'éminentes personnalités du secteur de la sécurité, soulevant des questions quant aux répercussions de cette affaire sur le paysage sécuritaire et politique algérien.
L'Algérie arrête son ancien chef des renseignements dans l'affaire “ Amir DZ ».
Selon des informations relayées par les médias, citant une source française bien informée, l’arrestation de Mehanna est intervenue au moment où les autorités judiciaires françaises cherchaient à entendre plusieurs responsables algériens dans le cadre d’une enquête ouverte sur l’enlèvement présumé et la détention illégale d’Amir Boukhours sur le sol français en avril 2025.
Les sources ont indiqué que la demande d'interroger Jabbar Mahna a été soulevée lors de la visite du ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, en Algérie le 18 mai 2026, où la question a été discutée avec de hauts responsables algériens, dont le président Abdelmadjid Tebboune et le ministre de la Justice, Lotfi Boujemaa.

Selon les informations disponibles, l'arrestation de l'ancien responsable de la sécurité intervient dans un contexte de coopération sécuritaire accrue entre l'Algérie et Paris, tandis que certaines sources suggèrent que cette mesure visait également à éviter toute possibilité de comparution devant la justice française, compte tenu de la sensibilité des déclarations potentielles et de leurs répercussions politiques.
L'affaire d'un dissident algérien en France entraîne la chute d'un ancien chef des services de renseignement.
Jabbar Muhanna avait été condamné en 2019 par un tribunal militaire pour corruption et enrichissement illicite, et avait purgé une peine de prison avant de reprendre du service. En septembre 2022, il a été nommé directeur général de la sécurité intérieure, poste qu'il a occupé jusqu'en septembre 2024.
Des articles ont également indiqué que le nom de l'actuel chef du renseignement extérieur algérien, Rachid Fethi Moussaoui, alias “ Sadek ”, est apparu dans plusieurs enquêtes de la presse française concernant des opérations présumées visant des dissidents algériens à l'étranger.
Le journal “ Le Journal du ” avait indiqué, dans une enquête publiée en mai 2025, son lien présumé avec l’affaire Amir Boukhours.

Selon certaines informations, les enquêtes françaises ont continué à suivre des pistes dans cette affaire, atteignant de hauts niveaux au sein de l'appareil sécuritaire algérien, tandis que les autorités algériennes n'ont encore fait aucun commentaire officiel concernant l'arrestation de Jabbar Mahna ou les conclusions des enquêtes françaises.



