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Banque mondiale : 25 pays africains sont les plus ouverts au transport routier de marchandises… Le Rwanda en tête.

Écrit par : Ayman Ragab

Le Rwanda arrive en tête de liste des pays africains présentant le niveau de restrictions le plus faible sur les services de transport terrestre.

25 pays affichent des niveaux d'ouverture supérieurs à la moyenne continentale selon l'indice de la Banque mondiale

Banque mondiale : Les fortes disparités réglementaires entre les pays africains entravent l’intégration des corridors commerciaux.

Le Maroc, le Kenya, l'Afrique du Sud et le Nigeria figurent parmi les économies les plus ouvertes aux services de transport terrestre.

Une carte récemment publiée par la Banque mondiale révèle la réalité des corridors commerciaux en Afrique, mettant en évidence les obstacles réglementaires qui imposent un coût élevé aux efforts d'intégration économique du continent.

Derrière chaque camion franchissant les frontières africaines se cachent des défis réglementaires complexes, dus à la diversité des lois et réglementations régissant la circulation des marchandises. Une analyse récente de la Banque mondiale, fondée sur l'indicateur STRI (Trade Restrictions in Services) relatif au transport routier de marchandises, révèle d'importantes disparités en matière d'ouverture réglementaire entre les pays africains.

Malgré ces disparités, 25 pays africains se distinguent par leur ouverture au commerce des services de transport routier, un indicateur qui reflète une nette tendance à faciliter la circulation des marchandises et des services plutôt qu'à la restreindre. Ce classement repose sur des données officielles publiées par la Banque mondiale.

L'indice STRI, développé par la Banque mondiale en collaboration avec l'Organisation mondiale du commerce, est un outil permettant de mesurer le niveau des restrictions réglementaires imposées au commerce des services, avec des scores allant de 0 pour les pays les plus ouverts à 100 pour les pays les plus restrictifs.

La méthodologie de l'indice évalue les politiques réglementaires selon six niveaux de restrictions, allant de l'absence de toute restriction (0,00) à une interdiction totale de fournir des services (1,00). Elle utilise également des ” mesures composites ” pour évaluer l'impact cumulatif d'un ensemble de restrictions qui, prises ensemble, pourraient de fait fermer le marché aux investisseurs ou aux prestataires de services.

Après compilation et pondération de ces indicateurs, chaque économie se voit attribuer un score reflétant son niveau d'ouverture. Le classement inclut 53 économies africaines pour lesquelles des données étaient disponibles.

La médiane continentale de l'indice est de 60,5 points, tandis que les 25 pays les plus ouverts se situent tous en dessous de ce niveau, avec des scores allant de 21 à 42,5 points.

Le Rwanda arrive en tête de liste avec un score de 21, ce qui en fait le pays le moins restrictif pour les services de transport de marchandises terrestres en Afrique, suivi par la Guinée-Bissau avec 25,4, puis les Comores avec 25,6 et le Bénin avec 25,7.

Les centres suivants comprenaient le Cap-Vert avec 27,4, le Burundi avec 28, la Namibie avec 28,2 et le Kenya avec 30,4, tous ayant obtenu un score inférieur à 31 points, reflétant un niveau élevé d'ouverture réglementaire.

Dans le classement suivant, on trouve le Zimbabwe et le Libéria à égalité à 33,8, suivis de la Gambie à 34,5, de la Sierra Leone et de l'Afrique du Sud à 36,1 chacune, du Sénégal à 36,4, du Tchad à 37,1, du Malawi à 37,5, du Burkina Faso à 37,6 et des Seychelles à 37,7.

La liste comprenait également l'île Maurice avec 38,6, le Nigeria avec 38,7, l'Eswatini et le Maroc avec 39,5 chacun, Djibouti avec 39,8, la République démocratique du Congo avec 42,3 et la Guinée équatoriale avec 42,5.

La Banque mondiale souligne que l'indice STRI ne se limite pas à un simple classement des pays, mais reflète les décisions politiques et réglementaires prises par les gouvernements. Un score inférieur à 30 indique la levée de la plupart des restrictions majeures, telles que les interdictions d'activité commerciale et les monopoles de fait, ainsi que des procédures plus transparentes, témoignant d'une volonté manifeste de soutenir l'environnement des affaires et de faciliter les échanges commerciaux.

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