Une course à l'or en Afrique... et la Guinée consolide sa position
Le ministre des Mines de Guinée s'intéresse de près à l'expérience des Émirats arabes unis.
Écrit par Ziad Abdel Fattah :
En cherchant Guinée Afin de consolider sa position de centre régional de raffinage de l'or en Afrique de l'Ouest, dans le cadre d'une stratégie visant à maximiser la valeur ajoutée des ressources minérales et à réduire les exportations d'or brut, rejoignant ainsi une vague croissante de pays africains cherchant à conserver une part plus importante des revenus tirés de ce métal précieux.
Le ministre des Mines de Guinée, Bouna Sylla, a déclaré que son pays ambitionnait de faire de la Guinée une plaque tournante régionale du raffinage de l'or, soulignant que posséder sa propre raffinerie en Afrique de l'Ouest ne poserait aucun problème, car le succès des raffineries dépendrait de leur compétitivité et de facteurs économiques, et non de considérations politiques.
Cette décision intervient quelques jours après que le président guinéen Mamadi Doumbouya a interdit l'exportation d'or brut avec effet immédiat, dans le cadre d'un plan gouvernemental visant à transformer l'or localement et à accroître la contribution du secteur à l'économie nationale.
En savoir plus: Le Ghana augmente ses achats d'or à 301 000 milliards de livres sterling afin de renforcer ses réserves.
Le ministre des Mines a expliqué que la Guinée a mis en place une nouvelle raffinerie qui figure parmi les plus grandes du continent africain et qui a la capacité de traiter la production d'or locale en plus de celle des pays d'Afrique de l'Ouest.
La raffinerie a coûté 30 millions de dollars.

De son côté, Bangali Steve Touré, vice-président du Fonds d'investissement minier de Guinée, a révélé que le projet coûtait environ 30 millions de dollars et que la raffinerie démarrerait avec une capacité de production allant jusqu'à 530 tonnes par an, passant à 733 tonnes une fois pleinement opérationnelle, avec l'espoir de démarrer l'exploitation commerciale en juillet après l'obtention des dernières approbations.
Cette initiative intervient à un moment où les pays d'Afrique de l'Ouest, menés par le Ghana, premier producteur d'or du continent, ainsi que le Mali et le Burkina Faso, s'efforcent de créer des centres locaux de raffinage de l'or dans le but d'accroître la valeur ajoutée et les retombées économiques.
La production d'or de l'Afrique de l'Ouest devrait atteindre 11 millions d'onces d'ici 2025.
Selon les estimations du secteur, la production d'or en Afrique de l'Ouest a atteint environ 11 millions d'onces en 2025, tandis que la Guinée à elle seule a produit environ 2,32 millions d'onces au cours de l'année écoulée, pour une valeur estimée à environ 7 milliards de dollars.
Silla a souligné que son pays ne conserve actuellement que moins de 11 030 milliards de la valeur économique de sa production d'or, en raison de l'exportation de la matière première à l'étranger pour les opérations de raffinage.
Il a ajouté que l'objectif ne se limite pas à l'augmentation des recettes ou à la création d'emplois, mais s'étend à la mise en place d'une chaîne de valeur intégrée au sein du pays, citant l'exemple des Émirats arabes unis, devenus un centre mondial du raffinage de l'or bien qu'ils ne soient pas un pays producteur d'or.
Préparation d'un décret visant à encourager le raffinage local
Les autorités ont confirmé que le gouvernement travaille actuellement sur un nouveau décret visant à encourager le raffinage local, ainsi que sur la mise en œuvre de réformes pour réglementer l'exploitation minière artisanale et améliorer les systèmes de suivi de la production d'or d'ici 2026.
Ils ont souligné que le projet de raffinerie, mené dans le cadre d'un partenariat public-privé, s'inscrit dans une stratégie plus large visant à développer les industries en aval du secteur minier, à l'instar de ce que la Guinée met en œuvre dans l'industrie de la bauxite, augmentant ainsi la valeur ajoutée des ressources naturelles et soutenant la croissance économique.



