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L’aéroport de Nairobi se prépare à une révolution aéronautique : le Kenya attribue à la Chine un contrat de 2,9 milliards de dollars pour moderniser son plus grand aéroport.

Fort retour sur investissement des investissements chinois dans les infrastructures kényanes

Écrit par Omnia Hassan

Dans une démarche qui témoigne du retour d'une coopération massive entre  Kenya Dans le secteur des infrastructures, le gouvernement kényan a attribué à la China Communications Construction Company (CCCC) un contrat de 2,9 milliards de dollars pour agrandir et moderniser l'aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi, la capitale, l'un des aéroports les plus importants d'Afrique de l'Est.

Ce projet est l'un des plus importants investissements dans le secteur aéronautique kényan de ces dernières années et marque le retour des projets chinois géants après l'échec d'un précédent accord avec le groupe indien Adani, qui devait le mettre en œuvre pour 2 milliards de dollars avant son annulation en novembre 2024.

Pourquoi le projet indien a-t-il été annulé ?

Le groupe indien Adani devait mettre en œuvre le plan de développement de l'aéroport par le biais d'un système de concession, mais le projet s'est heurté à une forte opposition politique et à des contestations juridiques au Kenya, ainsi qu'à des accusations de corruption et de pots-de-vin qui ont suscité une vive controverse.

Bien que le ministère américain de la Justice ait par la suite classé sans suite les enquêtes sur ces allégations faute de preuves suffisantes, le projet n'a jamais vu le jour, incitant Nairobi à rechercher une alternative capable de mettre en œuvre ses ambitieux plans de développement de l'aéroport.

Un plan de développement s'étendant jusqu'en 2045

Ce nouveau projet s'inscrit dans le cadre du plan directeur de l'aéroport sur 20 ans, jusqu'en 2045, qui vise à transformer l'aéroport international Jomo Kenyatta en une plaque tournante régionale mieux à même de répondre à la croissance accélérée du trafic aérien.

Les travaux de développement comprennent :

Modernisation et élargissement des pistes.

Construction et aménagement de terminaux passagers.

Augmentation du nombre de places de stationnement pour avions.

Amélioration des routes menant à l'aéroport.

Développement des infrastructures et des services de soutien.

L'aéroport a accueilli environ 9 millions de passagers en 2025, dépassant sa capacité nominale de 7,5 millions de passagers, ce qui rend son agrandissement urgent pour répondre à la demande croissante.

Financement diversifié et lancement d'entreprise prochainement

Les travaux de construction devraient débuter ce mois-ci, le projet étant financé par les recettes de la privatisation qui seront injectées dans le Fonds national d'infrastructure, ainsi que par des prêts commerciaux garantis par les redevances de service aérien.

Une course africaine acharnée pour le leadership de l'aviation

Ce nouveau contrat renforce l’influence chinoise dans le secteur des infrastructures au Kenya, où CCCC a déjà réalisé plusieurs projets d’envergure, notamment l’autoroute de Nairobi et la ligne de chemin de fer à écartement standard entre Mombasa et Nairobi.

Cette décision intervient dans un contexte de concurrence régionale accrue dans le secteur de l'aviation, l'Éthiopie prévoyant de construire un nouvel aéroport de 12,5 milliards de dollars près d'Addis-Abeba, tandis que le Rwanda poursuit le développement d'un nouvel aéroport international en partenariat avec Qatar Airways, incitant le Kenya à accélérer ses plans pour maintenir sa position de plaque tournante majeure de l'aviation en Afrique de l'Est.

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