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Parmi elles, CIB... La course aux banques africaines au Kenya se heurte à la domination des banques locales.

Parmi les quatre défis auxquels sont confrontées les banques étrangères figure l'augmentation des prêts non performants.

Écrit par Ziad Abdel Fattah :

Le Kenya est devenu un terrain majeur de compétition entre banques africaines Tout en cherchant à s'étendre au niveau régional, la domination des solides institutions bancaires locales constitue un défi de taille pour les nouveaux prêteurs qui souhaitent réaliser des bénéfices et accroître leur part de marché.

Les principales banques africaines, dont Commercial International Bank – Egypt (CIB), Access Bank du Nigeria et Nedbank d’Afrique du Sud, cherchent à étendre leur présence sur le marché kenyan, qui constitue une porte d’entrée stratégique vers les marchés d’Afrique de l’Est, l’une des régions à la croissance la plus rapide du continent, avec un taux de croissance annuel dépassant 51 000 milliards de yuans.

L'expansion des banques africaines au Kenya a été impulsée par le retrait de géants mondiaux tels que Standard Chartered et Société Générale des marchés de moindre importance pour se concentrer sur leurs marchés principaux, tandis que le besoin croissant d'investir dans la technologie a poussé les transactions à prendre de l'ampleur.

Kenny Vehla, PDG de la banque sud-africaine Absa, a déclaré que le marché kényan était très attractif pour les investisseurs, suite à l'annonce par la banque de l'augmentation de sa participation dans sa filiale kényane à 85% grâce à une nouvelle offre d'acquisition.

Cette expansion intervient à un moment où les banques africaines s'efforcent de profiter du retrait de certaines institutions financières mondiales, telles que Standard Chartered et Société Générale, de plusieurs petits marchés africains, ainsi que de la volonté des banques d'améliorer leurs capacités technologiques et de réaliser des économies d'échelle grâce à des fusions et acquisitions.

La domination des banques locales constitue un défi au Kenya

Parmi elles figure CIB Égypte… La concurrence entre les banques africaines au Kenya se heurte à la domination des banques locales.

Malgré ces opportunités, pénétrer le marché kenyan reste un défi, compte tenu de la domination de banques locales bien établies telles que Equity Group et KCB Group, qui bénéficient d'une large clientèle, d'une forte présence régionale et de plateformes bancaires numériques sophistiquées.

CIB visait une croissance plus rapide

Tyrus Mwethega, PDG des opérations de la Commercial International Bank of Egypt au Kenya, a déclaré que la banque visait une croissance plus rapide depuis son entrée sur le marché il y a six ans par l'acquisition d'une petite banque locale, mais a souligné que les performances s'améliorent progressivement à mesure que les actifs augmentent et que les bénéfices progressent.

La part de marché de la Commercial International Bank of Egypt au Kenya ne dépasse actuellement pas 0,31 TP3T, contre des parts comprises entre 101 TP3T et 151 TP3T pour les grandes banques, tandis que les banques de taille moyenne détiennent des parts comprises entre 91 TP3T et 101 TP3T.

Pour sa part, James Mwangi, PDG d'Equity Group, a affirmé que la banque disposait de solides fondements pour maintenir sa supériorité, grâce à une base d'environ 23 millions de clients et un capital de 350 milliards de shillings kenyans.

L'expansion est due au ralentissement de la croissance sur d'autres marchés.

L’intérêt des banques africaines pour le Kenya intervient à un moment où certains marchés, notamment l’Afrique du Sud, connaissent un ralentissement de leur croissance, incitant les institutions financières à rechercher de nouvelles opportunités dans des économies à croissance plus rapide.

Dans ce contexte, la banque sud-africaine Nedbank a accepté d’acquérir une participation majoritaire dans la NCBA du Kenya dans le cadre de sa stratégie d’expansion régionale, tandis que la banque nigériane Access Bank a acquis la Kenya National Bank auprès du groupe KCB l’année dernière.

Les analystes prévoient que la décision des autorités kényanes de relever le capital minimum requis pour les banques de 1 milliard à 10 milliards de shillings d'ici 2032 accélérera le rythme des fusions-acquisitions dans le secteur bancaire.

Le Kenya présente de nombreux atouts pour les investisseurs, notamment un système financier sophistiqué, la liberté de rapatrier les bénéfices, un vaste marché de consommation et un leadership dans les paiements numériques via le service M-Pesa, ce qui renforce les opportunités de croissance pour les services bancaires numériques.

Jeremy Owori, PDG d'Ecobank, a déclaré que le secteur des technologies financières et des systèmes de paiement du Kenya figure parmi les plus avancés du continent africain.

4 défis auxquels sont confrontées les banques étrangères

Malgré ces perspectives positives, les banques étrangères restent confrontées à des défis liés à une dette publique élevée, à la hausse des créances douteuses et aux risques associés à la volatilité économique mondiale et aux élections générales prévues en août 2027.

Malgré ces défis, les responsables du secteur bancaire estiment que le marché kényan restera l'un des marchés bancaires les plus prometteurs d'Afrique, grâce à des taux de croissance élevés et à des rendements d'investissement attractifs à long terme.

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