Son épouse a tenté de documenter l'incident : une figure importante de l'opposition a été kidnappée au Mali.
Des hommes armés et masqués ont enlevé Mohamed Ali Tall à son domicile dans la nuit.
Écrit par : Mohamed Ragab
Des sources proches de l'avocat et de la famille de l'homme politique ont rapporté Financier Mohamed Ali Tall, dit Tall, a été enlevé de nuit dans la capitale, Bamako, par des hommes masqués, un incident qui a suscité une vive controverse au Mali, notamment compte tenu des tensions politiques et sécuritaires que connaît le pays.
Selon des sources familiales, deux hommes masqués se sont présentés au domicile de Tal et l'ont emmené de force vers un lieu inconnu. La famille a déposé une plainte officielle contre des individus non identifiés. Mise en œuvre Une opération d'enlèvement.
Il a agressé sa femme et lui a confisqué son téléphone.
Des sources familiales ont indiqué que l’épouse de Tal avait tenté de documenter l’incident en prenant des photos de l’accident, mais qu’elle avait été maltraitée par les ravisseurs avant que son téléphone portable ne soit saisi.

Les autorités financières n'ont pas encore publié de déclaration officielle concernant l'incident ni les circonstances de la disparition de l'avocat de l'opposition.
Une figure de proue du mouvement politique et financier
Mohamed Ali Tall est une figure politique importante au Mali, ayant été membre du mouvement M5-RFP qui a joué un rôle clé dans les manifestations populaires qui ont abouti au renversement de l'ancien président Ibrahim Boubacar Keita.
Malgré son soutien initial aux officiers militaires qui ont pris le pouvoir en 2020, il a par la suite pris ses distances avec le conseil militaire au pouvoir et est devenu l'un de ses critiques les plus virulents.
La crise s'aggrave après des attaques meurtrières
Sa disparition survient à un moment où le conseil militaire au pouvoir est confronté à une crise croissante suite à des attaques généralisées visant des sites stratégiques ces derniers jours à Bamako et dans la ville voisine de Kati.
Ces attaques ont fait au moins 23 morts, selon des sources locales, dont des civils et des enfants, comme l'a annoncé l'UNICEF.
Accusations au sein de l'armée et tensions politiques
Le parquet malien a annoncé disposer de “ preuves solides ” de l'implication de certains militaires dans la planification et la coordination des attaques, et a également porté des accusations contre l'opposant politique en exil Omar Mariko.
Tal est l'avocat de la défense de plusieurs officiers militaires récemment arrêtés pour tentative de déstabilisation des institutions de l'État. Il a également intenté des poursuites contre la décision du conseil militaire de dissoudre les partis politiques, ce qui rend sa disparition d'autant plus préoccupante.



