La menace d'Ebola pousse l'Ouganda à fermer sa frontière avec le Congo
Quarantaine obligatoire pour les voyageurs

Écrit par Omnia Hassan
Dans le cadre d'une mesure sanitaire exceptionnelle visant à contenir la propagation du virus” Ebola “Les autorités ougandaises ont annoncé la fermeture immédiate et temporaire de leurs frontières terrestres, fluviales et aériennes avec la République démocratique du Congo, suite à des signes inquiétants de la propagation d'une souche rare et dangereuse du virus dans le pays.
Mesures urgentes pour contenir l'épidémie
Selon un rapport officiel publié par une agence de presse internationale, le ministère ougandais de la Santé a pris une série de mesures préventives strictes, notamment la suspension du trafic de passagers entre les deux pays par divers moyens de transport publics et privés, y compris les bus et les ferries fluviaux, afin de limiter la transmission transfrontalière de l'infection.
Cette décision fait suite à la confirmation de cas d'Ebola, ainsi qu'à un décès dans la capitale Kampala, qui s'est avéré lié à un contact avec des personnes originaires des régions orientales de la République démocratique du Congo, où certaines zones connaissent une épidémie de la maladie.
Exceptions limitées sous stricte surveillance
Malgré le confinement total des déplacements de personnes, les autorités ougandaises ont confirmé que les camions transportant des marchandises commerciales et de l'aide humanitaire, ainsi que des équipes médicales spécialisées, continueraient de franchir la frontière afin de garantir la continuité des chaînes d'approvisionnement et des services essentiels.

Toutefois, le gouvernement a souligné que toutes les catégories exemptées de la décision de confinement seront soumises à des procédures sanitaires strictes, notamment une quarantaine surveillée de 21 jours, période approuvée pour surveiller l'apparition des symptômes de la maladie et s'assurer que les individus sont exempts d'infection.
Inquiétudes régionales concernant une souche rare et dangereuse
La propagation de la souche connue sous le nom de “ Bundibugyo ” a suscité des inquiétudes au sein des milieux sanitaires régionaux et internationaux, étant donné qu'il s'agit de l'une des rares souches du virus Ebola pour lesquelles il n'existe toujours pas de vaccins ou de traitements entièrement approuvés.
Cette évolution a incité plusieurs pays voisins, ainsi que d'autres pays hors de la région, à renforcer les procédures d'examen médical et de surveillance sanitaire aux points de passage frontaliers et dans les aéroports, en particulier pour les voyageurs en provenance des pays d'Afrique de l'Est et d'Afrique centrale.
Alerte sanitaire pour faire face à la menace
Les mesures prises par l’Ouganda témoignent de l’ampleur des inquiétudes quant à la possibilité que l’épidémie actuelle se transforme en une crise sanitaire plus vaste, au moment même où les autorités sanitaires locales et internationales poursuivent leurs efforts pour contenir le virus et empêcher sa propagation, dans un contexte d’appels à renforcer la coopération régionale et à intensifier les programmes de surveillance et de réponse rapide pour faire face à cette nouvelle menace épidémique.



