Le Niger et le Qatar discutent du renforcement de leur partenariat stratégique et de leur coopération bilatérale.
Ahmed Salem
Mardi, Bakary Yaw Sangare, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens de l'étranger, a reçu Cheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al Thani, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de l'État du Qatar, lors d'une visite de travail dans l'État du Qatar.
Au cours de cette rencontre, le ministre nigérien des Affaires étrangères a remis un message de condoléances écrit de Son Excellence le général Abdourahmane Tiani, président de la République et chef de l'État.
Il a également transmis la solidarité des trois chefs d'État de l'Union du Sahel aux hauts responsables qataris, suite au décès de Son Altesse l'Émir du pays, Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani.
Son Excellence le Ministre a ensuite tenu une réunion de travail avec le Ministre d'État auprès du Ministre des Affaires étrangères, le Dr Mohammed Abdul Aziz Saleh Al-Kaloufi.
Les discussions entre les responsables ont porté sur les excellentes relations entre le Niger et le Qatar, leur renforcement et les perspectives d'avenir.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre des efforts continus du Niger pour renforcer ses partenariats stratégiques et favoriser une coopération fructueuse avec ses partenaires internationaux. Le ministre était accompagné de l'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Niger auprès de l'État du Qatar, Amadou Madougou.
Le Niger accueille des consultations entre les pays du Sahel et la Fédération de Russie
Plus tôt dans la journée, la capitale nigérienne a accueilli, mercredi, la deuxième série de consultations entre les ministres des Affaires étrangères des pays du Sahel et de la Fédération de Russie au Centre international de conférences Mahatma Gandhi.
Cette importante réunion réunit M. Bakary Yaou Sangaré, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens de l'extérieur de la République du Niger ; M. Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali ; M. Karamoko Jean Marie Traoré, Ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso ; et M. Sergei Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie.
Cette session de haut niveau s'inscrit dans les efforts continus visant à renforcer le partenariat stratégique entre le G5 Sahel et la Fédération de Russie.
Par le biais de ces consultations, les deux parties réaffirment leur engagement commun à consolider un partenariat fondé sur le respect mutuel, la souveraineté des États, la non-ingérence dans les affaires intérieures et la promotion d'une coopération fructueuse au service de leurs peuples.
La tenue de cette deuxième session à Niamey souligne le rôle croissant de l'Union du Sahel comme acteur majeur de la coopération régionale et internationale, ainsi que la solidité des relations d'amitié et de coopération entre les pays du Sahel, l'Europe et la Fédération de Russie.
La Cour pénale internationale regrette le retrait des pays du Sahel
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont officiellement entamé les procédures de retrait de la Cour pénale internationale, après le dépôt de leurs notifications auprès du Secrétaire général des Nations Unies, amorçant ainsi un délai légal d'un an avant que le retrait ne devienne effectif, conformément aux dispositions du Statut de Rome.
Les trois pays sont dirigés par des conseils militaires arrivés au pouvoir par des coups d'État successifs, et sont membres de l'Alliance des États du Sahel, qui a récemment adopté une politique de révision de ses relations avec un certain nombre d'institutions régionales et internationales.
La présidence de l'Assemblée des États parties à la Cour pénale internationale a déploré la décision des trois pays, soulignant que les retraits pourraient affaiblir les efforts internationaux visant à lutter contre l'impunité et saper les efforts visant à rendre justice aux victimes de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.
La Cour a affirmé que le retrait d'un État n'annule pas ses obligations juridiques relatives aux questions et procédures initiées avant l'entrée en vigueur.


