L'or de l'Afrique est exporté clandestinement... des milliards de dollars disparaissent.
hémorragie économique massive
Écrit par Omnia Hassan
Le continent fait face africain L'une des plus grandes crises d'épuisement des ressources naturelles, après que le commerce illégal de l'or se soit transformé en un énorme gouffre économique qui prive les gouvernements de milliards de dollars chaque année, sur fond d'accusations croissantes contre les réseaux de contrebande internationaux qui exploitent la faiblesse de la surveillance et les troubles sécuritaires dans plusieurs pays africains.
L'Afrique perd des milliards de dollars chaque année
L'Afrique possède d'énormes réserves d'or, notamment dans des pays comme le Ghana, le Mali, le Soudan et la République démocratique du Congo, mais une grande partie de la production est exportée clandestinement vers les marchés mondiaux.
D'après les estimations des organisations internationales et les rapports de l'ONU, des milliards de dollars d'or africain sont chaque année introduits clandestinement via des réseaux transfrontaliers, entraînant d'énormes pertes de recettes fiscales et de devises étrangères, et aggravant les crises de la dette et de l'inflation dans de nombreuses économies africaines. Une partie des profits de ce trafic sert également à financer des groupes armés et des réseaux criminels organisés.

Les Émirats arabes unis et la Suisse sont au cœur du commerce de l'or africain.
La Suisse est l'un des principaux centres mondiaux de commerce et de raffinage de l'or, ce qui a donné lieu à des rapports internationaux faisant état de grandes quantités d'or africain non déclaré arrivant sur ces marchés par l'intermédiaire d'intermédiaires et de sociétés d'exportation.
Dans certains cas, d'importants écarts apparaissent entre les chiffres d'exportation d'or annoncés par les pays africains et les données d'importation enregistrées sur les marchés mondiaux, ce qui soulève des soupçons quant à des activités de contrebande et à la faiblesse des systèmes de suivi et de contrôle douaniers.
L'exploitation minière traditionnelle est une porte d'entrée majeure pour la contrebande.
Les experts économiques estiment que l'exploitation minière artisanale ou traditionnelle représente le plus grand défi pour les gouvernements africains, car des millions de personnes travaillent dans l'extraction de l'or en dehors de tout cadre officiel, notamment dans les zones reculées où la présence sécuritaire est faible.
Ces réseaux de contrebande exploitent ce chaos en achetant de l'or au comptant et en le faisant passer clandestinement par les frontières terrestres ou les aéroports, avant de le revendre sur les marchés internationaux comme de l'or légal.
L'Afrique réclame des contrôles plus stricts
En revanche, plusieurs gouvernements africains ont commencé à prendre des mesures plus strictes pour lutter contre la contrebande d'or, en développant des systèmes de suivi électronique, en imposant des contrôles aux entreprises exportatrices et en coopérant avec les institutions internationales pour endiguer ce commerce illicite.

Les observateurs estiment que mettre fin au trafic d'or pourrait représenter une réelle opportunité de relancer les économies africaines, d'accroître les réserves de change et de transformer les richesses minières du continent en véritables outils de développement, au lieu de continuer à les exploiter au profit des réseaux internationaux de contrebande.



