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Ouganda : L'armée ordonne la fermeture de deux importants médias

Polémique en Ouganda sur la liberté de la presse

Écrit par : Mohamed Ragab

Le chef de l'armée ougandaise, le général Muhoozi Kaynerugaba, a ordonné la fermeture de deux grands médias du pays, le quotidien Daily Monitor et la chaîne NTV Uganda, une décision qui a suscité une vive controverse au sein des milieux médiatiques et de défense des droits de l'homme, sur fond d'inquiétudes croissantes quant au déclin de la liberté de la presse dans le pays.

Selon Reuters, la décision a été prise sans donner de raisons détaillées, tandis que des articles de presse ont confirmé que des forces militaires étaient stationnées au siège des institutions médiatiques visées dans la capitale, Kampala, et empêchaient les employés d'entrer ou de sortir, ce qui a entraîné un arrêt complet de la diffusion sur un certain nombre de leurs chaînes et stations de radio affiliées.

Escalade sans précédent contre les médias indépendants

Des rapports internationaux indiquent que cette décision concernait également les médias appartenant au Nation Media Group, l'une des organisations médiatiques indépendantes les plus importantes d'Ouganda et d'Afrique de l'Est, ce que les observateurs ont considéré comme une escalade sans précédent contre les médias indépendants du pays.

Le chef de l'armée ougandaise a déclaré, dans des déclarations diffusées sur la plateforme “ X ”, qu'il ne croyait pas au concept de “ liberté de la presse ”, soulignant que les médias devaient être “ dirigés ”, ce qui a accru les critiques locales et internationales à l'égard de cette mesure.

Inquiétudes concernant le déclin de la liberté de la presse

Cette décision a suscité une vive inquiétude parmi les organisations de défense des droits de l'homme et les syndicats de journalistes, qui ont averti que la fermeture de grands médias de cette manière pourrait créer un dangereux précédent menaçant la liberté d'expression en Ouganda.

Certains rapports ont également souligné que cette décision reflète la tension croissante entre le pouvoir politique et les institutions médiatiques, notamment compte tenu du contexte politique sensible que connaît le pays ces dernières années, et des critiques croissantes adressées au gouvernement concernant ses relations avec l'opposition et les médias.

Contexte politique sensible en Ouganda

Cette évolution survient alors que le président Yoweri Museveni dirige le pays depuis 1986, et dans un contexte de débats croissants sur l'avenir de la gouvernance en Ouganda, notamment en raison du rôle grandissant du chef de l'armée, Kanerojaba, le fils du président, sur la scène politique et militaire.

Des rapports indiquent que l'Ouganda a déjà connu des restrictions imposées aux médias par le passé, notamment des fermetures temporaires et des restrictions de la couverture médiatique lors d'élections et de manifestations politiques.

Selon un rapport publié par Reuters, cette décision devrait susciter des réactions internationales et des critiques de la part des organisations de défense de la liberté de la presse, dans un contexte d'inquiétudes croissantes à l'échelle mondiale concernant les restrictions imposées aux médias dans certains pays africains.

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