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L’alliance de nécessité assiège Bamako… Le conseil militaire malien est-il sur le point de s’effondrer ?

Un siège soudain au cœur de la capitale

Écrit par Omnia Hassan

Le groupe a imposé   terroristeLe groupe pro-Al-Qaïda, en coopération avec le “ Front de libération de l'Azawad ”, qui comprend des combattants issus des tribus touaregs et arabes réclamant la sécession du nord, a assiégé la capitale malienne, Bamako.

Cette évolution survient après des attaques coordonnées qui ont coûté la vie au ministre de la Défense.   Sadio Camara La chute de la ville de Kidal, dans le nord du pays, représente l'épreuve la plus sérieuse à laquelle le conseil militaire ait été confronté depuis son coup d'État de 2020.

Carte du conflit Nord-Sud

Le Mali est divisé entre un centre fort au sud, représenté par Bamako et Kati, où le président intérimaire Assimi Goïta est retranché, et un nord partiellement contrôlé par des rebelles.

La chute de Kidal rétablit une nouvelle réalité politique et militaire et menace de couper des voies de communication vitales entre le nord et le sud, tandis que des groupes cherchent à contrôler d'autres villes stratégiques telles que Gao et Menaka.

Une alliance de nécessité : des objectifs partagés sans intégration idéologique.

L’alliance entre “ Nusrat al-Islam ” et le Front de libération de l’Azawad se forme à partir d’intérêts pratiques, le premier cherchant à imposer un projet idéologique transnational, tandis que le second revendique la sécession nationale des Touaregs.

Des rapports récents indiquent que les attaques ne constituent plus seulement un conflit militaire, mais visent à perturber le fonctionnement de l'État en contrôlant les routes et les approvisionnements de la capitale.

Le partenaire russe sous pression

Le Conseil militaire s'est appuyé sur la Russie depuis 2021 après le retrait des forces françaises, mais l'assassinat du ministre de la Défense et l'abandon de Kidal à la légion russe à la suite de négociations avec l'opposition ont affaibli ce soutien.

La présence russe au Mali demeure controversée, tandis que les groupes armés concentrent leurs messages sur le régime en place à Bamako et non directement sur Moscou.

Scénarios de survie et d'effondrement

Malgré les déclarations des rebelles selon lesquelles la chute de la capitale n'est qu'une question de temps, les experts estiment que Bamako ne tombera pas facilement en raison de sa forte densité de population et du manque de combattants issus des groupes armés.

Ces groupes utilisent une stratégie d“” étranglement » plutôt qu’une incursion directe, dans le but de créer les conditions de l’effondrement du conseil militaire ou de son renversement politique, tout en renforçant le soutien parmi certains éléments de l’armée à un possible candidat de consensus, le général Malik Diaw.

Face à ce défi, le président Goïta est apparu dans une allocution télévisée affirmant que “ la situation est sous contrôle ” et appelant à un “ soulèvement national ” pour renforcer la légitimité de son gouvernement au milieu d'un siège qui menace la survie du pouvoir au cœur du Mali.

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