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Nouvelle escalade diplomatique : le Ghana réclame des indemnisations à l'Afrique du Sud pour les victimes de violences.

Le Ghana se joint au Nigeria pour demander des indemnisations.

Écrit par Omnia Hassan :

Le Ghana a intensifié ses efforts diplomatiques envers l'Afrique du Sud après avoir annoncé avoir commencé à recenser les pertes subies par ses citoyens suite à la vague de violence xénophobe, en vue d'entreprendre des démarches juridiques et diplomatiques pour demander des indemnisations.

Avec cette mesure, le Ghana devient le deuxième pays africain, après le Nigéria, à prendre cette voie en réponse aux répercussions des attaques visant les migrants africains sur le territoire sud-africain.

Bilan officiel des pertes

Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzieto Ablako, a confirmé que le gouvernement s'efforçait de créer un registre officiel recensant les entreprises, les investissements et les biens détruits ou perdus lors des violences, dans le but de constituer un dossier juridique complet pour appuyer les demandes d'indemnisation des personnes touchées.

Il a expliqué que cette mesure vise à protéger les droits des citoyens qui ont perdu leur emploi ou leurs biens, en plus de poursuivre l'affaire par les voies légales et diplomatiques.

L'Afrique du Sud respecte les procédures légales

En revanche, l'Afrique du Sud a rejeté les précédentes demandes d'indemnisation collective du Nigéria, affirmant que toute réclamation devait être fondée sur des preuves documentées et respecter le droit national. Le gouvernement de Pretoria a également souligné que les attaques perpétrées dans le pays étaient des actes criminels individuels et non le fruit d'une politique d'État officielle, s'engageant à traduire les responsables en justice.

Évacuation à grande échelle et soutien aux rapatriés

Parallèlement à ses actions en justice, le Ghana a continué à procéder à des évacuations à grande échelle de ses citoyens d'Afrique du Sud, ramenant des centaines de personnes par vols charters, alors que la deuxième phase des évacuations se poursuivait.

Le gouvernement a également lancé un programme de réintégration des rapatriés, comprenant des aides financières, un soutien à l'emploi, une assurance maladie, ainsi que des opportunités d'emploi en collaboration avec des entreprises du secteur privé, dans le but de les aider à reprendre une vie normale après leur retour.

Mouvement africain pour lutter contre la violence

Les efforts d'Accra ne se limitent pas à la voie juridique ; le pays cherche également à internationaliser la question au sein des institutions africaines. Il a demandé à l'Union africaine d'inscrire la question des attaques xénophobes à son ordre du jour et a également reçu le soutien de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), qui estime que la récurrence de ces attaques menace les efforts d'intégration régionale et compromet les objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).

Cette escalade survient dans un contexte de préoccupations persistantes concernant la montée des discours anti-immigrés dans certaines régions d'Afrique du Sud, et face aux appels croissants à des mesures plus strictes pour assurer la protection des communautés africaines et prévenir de futures violences.

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