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Une révolution dans les documents de voyage : le Soudan du Sud se prépare à lancer des passeports intelligents valables pendant une décennie entière.

Le passeport prévu comprendra des dispositifs de sécurité avancés et un système de stockage électronique des données.

Écrit par : Mohammed Omran

La Direction générale de l'état civil, des passeports et de l'immigration a annoncé dans Soudan du Sud Elle prévoit de lancer une nouvelle génération de passeports nationaux à partir d'août 2027, dans le cadre des efforts déployés pour moderniser les documents d'identité et de voyage.

Le Soudan du Sud prévoit de délivrer de nouveaux passeports d'une validité de 10 ans et d'adopter le passeport « est-africain » en 2027.

Le directeur général de l'administration, le major général Ilya Costa, a déclaré que le nouveau passeport comportera des dispositifs de sécurité avancés, ainsi que des éléments reflétant l'identité nationale, notamment les logos des dix États et des trois régions administratives, et des images du Nil, de la faune, des forêts, du pétrole et d'autres ressources naturelles.

Il a ajouté que le gouvernement propose de prolonger la validité du passeport ordinaire de cinq à dix ans, ce qui allègera les contraintes pesant sur les citoyens résidant à l'étranger, notamment les étudiants, tout en supprimant le champ « profession » de la page de données et en le sauvegardant simplement au format électronique.

Costa a également révélé son intention d'adopter le passeport de la Communauté d'Afrique de l'Est, après son approbation par le Cabinet et le Parlement, conformément aux obligations du Soudan du Sud en tant que membre de ce bloc régional.

 

Accord entre le Soudan du Sud et l'Ouganda pour renforcer la sécurité et la paix à la frontière

Dans un autre contexte, la réunion bilatérale de coordination conjointe sur la paix et la sécurité transfrontalières entre la République du Soudan du Sud et la République d'Ouganda, qui s'est tenue dans la ville ougandaise d'Arua, est entrée dans sa deuxième journée, avec des progrès dans la discussion du projet de rapport conjoint et de la déclaration finale, en vue de leur adoption et de leur signature à la fin des réunions.

Élaboration de mécanismes pour la mise en œuvre de l'accord

Les séances de la deuxième journée ont porté sur l'examen des recommandations finales et la formulation de mécanismes de mise en œuvre conjoints pour relever les défis sécuritaires et résoudre les problèmes frontaliers, renforçant ainsi la coordination entre les institutions compétentes des deux pays et réduisant les conflits et les menaces transfrontaliers.

Les deux délégations ont réaffirmé leur engagement à mettre en place des comités de travail conjoints chargés d'assurer un suivi régulier des questions frontalières et de développer des solutions proactives et durables aux problèmes récurrents, notamment en améliorant l'échange d'informations, en soutenant les réponses conjointes aux défis sécuritaires et en renforçant la coopération entre les administrations locales et les communautés frontalières.

Les deux parties ont également souligné l'importance d'adopter une approche de coopération à long terme qui contribue à consolider la sécurité et la stabilité, et à créer un environnement plus propice au développement, au commerce et à la circulation des citoyens par-delà les frontières, reflétant la solidité des relations bilatérales entre Juba et Kampala.

Les réunions devraient se conclure par l’adoption d’un rapport conjoint et d’une déclaration finale comprenant un ensemble de recommandations et de mesures pratiques visant à renforcer la coopération dans les domaines de la paix, de la sécurité et de la gestion des frontières, afin d’appuyer les efforts des deux pays pour relever les défis communs et promouvoir la stabilité régionale.

Central Equatoria enquête sur les incursions ougandaises à Kajo-Keji.

Plus tôt dans la journée, le gouverneur de l'État d'Équatoria-Central, Emmanuel Adil Anthony, a dirigé une délégation gouvernementale de haut niveau dans le comté de Kajo-Keji pour s'entretenir avec des responsables de la région du Nil occidental en Ouganda, dans le cadre des efforts conjoints visant à contenir les récentes tensions et à renforcer la sécurité le long de la bande frontalière entre les deux pays.

Cette visite vise à explorer les moyens de renforcer la coordination en matière de sécurité, notamment par l'activation de patrouilles conjointes et l'échange d'informations, ainsi qu'à discuter des questions frontalières et à œuvrer pour la protection des civils et la prévention de la récurrence d'incidents tendus.

Cette décision intervient à la suite d’affrontements dans la région frontalière entre les Forces de défense du peuple du Sud-Soudan (SSPDF) et les Forces de défense du peuple ougandais (UPDF), qui, selon les autorités locales, ont entraîné le déplacement d’environ 20 000 personnes du comté de Kajo-Keji.

Au Soudan du Sud, les autorités locales accusent les forces ougandaises de poursuivre leurs incursions en territoire frontalier, malgré les relations bilatérales entre Juba et Kampala. À ce jour, ni le gouvernement sud-soudanais ni les autorités militaires n'ont publié de déclaration officielle concernant ces accusations ou les récents développements à la frontière.

Le Conseil des ministres de l’État d’Équatoria-Central, au Soudan du Sud, a discuté de l’évolution de la situation sécuritaire à la frontière avec l’Ouganda, réaffirmant l’engagement du gouvernement de l’État à travailler conjointement avec le gouvernement national pour faire face aux incursions répétées des Forces de défense du peuple ougandais (UPDF) sur le territoire du comté de Kajo-Keji, et à œuvrer pour contenir les tensions et rétablir la stabilité dans les zones frontalières.

Cette décision a été prise lors de la réunion ordinaire du conseil, présidée par le gouverneur de l'État, Emmanuel Adil Anthony, au cours de laquelle les ministres ont examiné l'évolution de la situation sécuritaire à Kajo Keji suite aux récents affrontements entre les Forces de défense du peuple du Soudan du Sud (SSPDF) et les forces ougandaises, qui ont suscité des inquiétudes quant à l'escalade des tensions à la frontière commune entre les deux pays.

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