Actualités d'AfriqueAffaires AfriqueCurseur

La banque centrale de l'Ouganda adopte une transformation complète du système de paiement.

Restrictions plus strictes sur les transactions en espèces

Écrit par Ziad Abdel Fattah :

La banque centrale de l’Ouganda a lancé un nouveau train de mesures réglementaires strictes visant à accélérer la transition vers une économie numérique, en renforçant les règles du système national de paiement et en réduisant la dépendance à l’égard des espèces et des chèques traditionnels, une mesure qui devrait entrer pleinement en vigueur à compter du 1er janvier 2027.

Les nouvelles directives comprennent la réduction de la limite maximale des chèques interbancaires de 50%, ainsi que l'imposition de restrictions plus strictes sur certaines transactions en espèces, dans le cadre d'une stratégie visant à développer l'utilisation des méthodes de paiement électroniques et à améliorer la transparence financière.

La banque centrale ougandaise a fixé une limite de retrait quotidienne de 50 millions de shillings ougandais pour les comptes individuels et de 250 millions de shillings ougandais pour les comptes d'entreprises.

Les données indiquent que les paiements ont connu une transformation numérique, les virements électroniques étant le principal mode de paiement, et que les paiements numériques continuent de croître en volume et en valeur, témoignant de la confiance et de l'efficacité des consommateurs.

Étant donné la forte dépendance de certains secteurs aux transactions en espèces, les institutions financières pourront demander des exemptions pour certaines transactions ou certains secteurs. Le texte intégral figure ci-dessous.

La banque centrale de l'Ouganda impose la mise en œuvre des paiements électroniques.

Cette décision représente l'étape finale de la Stratégie nationale des paiements électroniques pour la période 2021-2026, la Banque centrale passant du rôle de soutien à la transformation numérique à celui d'organisme de réglementation chargé de la mettre en œuvre dans diverses institutions financières et économiques.

Conformément aux nouvelles directives, le plafond des chèques interbancaires en shillings ougandais a été réduit de 10 millions à 5 millions de shillings, et les limites des transactions en devises étrangères ont également été abaissées, le plafond des chèques en dollars américains passant de 2 750 $ à 1 375 $ et celui en euros de 2 250 € à 1 125 €.

Ces mesures prévoyaient également la réduction du plafond des chèques en shillings kenyans de 300 000 à 150 000 shillings kenyans, ce qui pourrait affecter le commerce transfrontalier dans la région de l’Afrique de l’Est.

La Banque centrale vise, par ces mesures, à encourager les entreprises et les particuliers à utiliser les systèmes de règlement brut en temps réel (RTGS) et les transferts électroniques traçables, renforçant ainsi le contrôle financier, réduisant les flux financiers illicites et élargissant la base fiscale formelle.

Malgré ces mesures, les experts économiques soulignent un défi majeur : le maintien d’une taxe sur les transactions d’argent mobile à un taux de 0,51 TP3T, après que le Parlement ougandais a rejeté une proposition du gouvernement visant à la réduire à 0,251 TP3T dans le cadre du projet de loi de finances 2026/2027.

Les observateurs estiment que le maintien de cette taxe pourrait ralentir le rythme de la transformation numérique, notamment pour les utilisateurs à faibles revenus qui dépendent des services de paiement mobile pour leurs transactions quotidiennes.

Les données du secteur financier ougandais reflètent la croissance accélérée de l’économie numérique, la valeur des transactions en monnaie électronique ayant augmenté de 28,61 billions de shillings ougandais au cours de l’année se terminant en juin 2025, pour atteindre 326,3 billions de shillings ougandais, grâce à environ 36,7 millions d’utilisateurs actifs de services de paiement mobile.

Les entreprises de télécommunications et les fournisseurs de services de paiement électronique devraient bénéficier de ces transformations dans les années à venir, tandis que la Banque d'Ouganda poursuit la mise en œuvre de son plan visant à réduire la dépendance à l'égard des espèces et à promouvoir l'inclusion financière et la numérisation de l'économie.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page