La Somalie convoque l'ambassadeur du Kenya pour discuter de l'interdiction d'entrée à Nairobi pour les ministres fédéraux.
Ahmed Salem
Le gouvernement fédéral somalien a convoqué lundi l'ambassadeur du Kenya en Somalie pour des entretiens, suite à des informations selon lesquelles plusieurs ministres du gouvernement fédéral se sont vu interdire l'entrée dans la capitale kényane, Nairobi.
Selon des sources officielles, des responsables somaliens et kényans doivent discuter des circonstances de l'incident au cours duquel, d'après les informations disponibles, des responsables somaliens ont été empêchés d'entrer à Nairobi après leur arrivée à l'aéroport international Jomo Kenyatta.
Des sources au sein du ministère somalien des Affaires étrangères ont confirmé que l'ambassadeur du Kenya avait été convoqué au siège du ministère à Mogadiscio, où le gouvernement somalien demandera des éclaircissements officiels concernant l'incident.
Une attaque armée menée par les Shebab vise les forces kényanes à la frontière somalienne.
Des chasseurs ont lancé Mouvement de jeunesse Une attaque armée de grande ampleur a visé une base militaire des Forces de défense kényanes dans la région de Sheikh Barrow, dans le comté de Mandera, près de la frontière entre la Somalie et le Kenya, selon des sources locales.
Les rapports indiquent que l'attaque a impliqué de violents affrontements avec diverses armes entre les membres du mouvement et les forces kényanes, les militants ayant ciblé un site appartenant aux Forces de défense kényanes (KDF), et les confrontations se sont poursuivies pendant un certain temps.
Les autorités kényanes n'ont pas encore publié de déclaration officielle concernant l'attaque, et l'étendue des pertes humaines et des dégâts n'a pas été confirmée.
La région de Sheikh Barrow est située près de la frontière somalo-kenyane, qui a été fréquemment le théâtre d'activités du mouvement al-Shabaab, lequel a mené plusieurs attaques ces dernières années contre les forces de sécurité, les installations gouvernementales et les véhicules civils en territoire kenyan.
Cette opération s'inscrit dans une série d'attaques menées par le mouvement dans le nord-est du Kenya, où il a précédemment ciblé des bases militaires dans les comtés de Mandera, Wajir et Garissa en utilisant des attaques directes, des engins explosifs improvisés et des embuscades armées.
Le Kenya continue de renforcer ses mesures de sécurité le long de sa frontière avec la Somalie, tandis que les forces de défense kényanes participent aux efforts régionaux de lutte contre le mouvement al-Shabaab dans le cadre d'opérations de sécurité conjointes.
Par ailleurs, à Marka, capitale de la région du Bas-Shabelle, dans le sud de la Somalie, la situation sécuritaire s'est encore dégradée après qu'une base des forces gouvernementales a été la cible d'une explosion. Cette attaque a été revendiquée par le mouvement Al-Shabaab. Cet incident survient alors que les autorités somaliennes poursuivent leurs opérations militaires contre ce mouvement, dans un contexte de crise sécuritaire persistante dans plusieurs zones où l'organisation mène une intense activité.
Le mouvement al-Shabaab a revendiqué l'attentat, affirmant que l'explosion visait un site de sécurité où étaient stationnées les forces gouvernementales somaliennes dans la ville de Marka.



