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Les femmes soudanaises déplacées sont confrontées à un risque de mort à mesure que l'aide diminue.

Avertissements d'une catastrophe imminente

Écrit par : Mohammed Omran

La souffrance des femmes réfugiées s'aggrave femmes soudanaises Fuyant la guerre au Darfour, les populations du nord-est de la République centrafricaine craignent de plus en plus un effondrement des services de santé maternelle, conséquence des récentes coupes budgétaires dans l'aide étrangère américaine. Dans cette région déjà fragilisée par des infrastructures sanitaires précaires et un taux de mortalité maternelle élevé, des milliers de femmes enceintes sont confrontées à des risques accrus pendant leur grossesse et leur accouchement, tandis que l'ONU et les organisations humanitaires alertent sur une catastrophe imminente qui pourrait faire encore plus de victimes si le financement des services médicaux de base continue de diminuer.

Les organisations humanitaires ont averti que les femmes réfugiées soudanaises dans le nord-est de la République centrafricaine courent un risque accru de décès lors de l'accouchement, car les réductions du financement américain ont affecté des services de maternité déjà fragiles.

Avertissements concernant une catastrophe des naissances pour les femmes réfugiées soudanaises en Afrique centrale

Des dizaines de milliers de personnes ont fui les combats dans la région du Darfour au Soudan pour se réfugier dans la province reculée de Vakaga, en République centrafricaine, mettant à rude épreuve un système de santé déjà en difficulté avant même l'arrivée des nouveaux arrivants.

La République centrafricaine figure parmi les pays affichant les taux de mortalité maternelle les plus élevés au monde, et cet afflux massif a poussé les quelques structures de santé fonctionnelles au bord de l'effondrement, selon les organisations humanitaires.

Les coupes budgétaires américaines aggravent les risques liés à la grossesse pour les femmes réfugiées soudanaises.

Dans la petite ville de Birao et ses environs, près de la frontière soudanaise, quelques dispensaires soutenus par le Fonds des Nations Unies pour la population offrent des services de dépistage prénatal, de soins obstétriques d'urgence et d'accouchement de base aux réfugiés et aux résidents locaux. Ces services dépendent fortement du financement international, notamment des contributions des États-Unis qui ont permis de couvrir les coûts liés aux sages-femmes, aux médicaments et au matériel.

Les organisations humanitaires affirment que les coupes budgétaires dans l'aide étrangère américaine les obligent à réévaluer leurs programmes et leurs effectifs à un moment où les besoins augmentent, et certains établissements ont déjà réduit le nombre de personnel de nuit et leurs activités de sensibilisation, ce qui fait craindre que davantage de femmes accouchent à domicile sans assistance spécialisée ni médicaments vitaux.

Les femmes réfugiées, arrivées enceintes après un périple éprouvant de plusieurs jours à travers la jungle, sont confrontées à de multiples risques. La malnutrition, le paludisme et les infections non traitées sont fréquents. Nombre d'entre elles déclarent n'avoir jamais consulté de sage-femme avant leur arrivée en République centrafricaine et disposent de peu d'informations sur les signes de danger pendant la grossesse. Le personnel de santé indique que les complications telles que le travail dystocique, les hémorragies et la prééclampsie sont courantes et peuvent être mortelles si elles ne sont pas prises en charge rapidement.

Une crise de financement menace la vie des femmes enceintes soudanaises en Afrique centrale.

Les femmes de la région de Vakaga sont également touchées. En raison du réseau routier limité, de l'insécurité et du manque d'ambulances, atteindre le dispensaire le plus proche peut prendre des heures. Lorsque les établissements de santé manquent de matériel ou de personnel médical, les familles ont souvent recours à des sages-femmes traditionnelles ou reportent leurs soins médicaux jusqu'à ce qu'il soit trop tard.

La diminution du soutien international aggrave les souffrances des femmes réfugiées soudanaises enceintes.

Des responsables des Nations Unies et des ONG avertissent que de nouvelles coupes budgétaires pourraient entraîner la fermeture de certaines maternités, une réduction du nombre de sages-femmes formées et une réduction des systèmes d'orientation d'urgence, ce qui compromettrait les progrès récents visant à encourager les femmes à accoucher dans les centres de santé plutôt qu'à domicile.

Les organisations humanitaires lancent un appel aux donateurs afin qu'ils soutiennent et développent les services de santé maternelle en République centrafricaine. Elles soulignent que le coût du maintien en poste des sages-femmes et de la fourniture de soins obstétriques de base est négligeable comparé au coût humain des décès évitables. Elles ajoutent que, sans financement durable, les femmes, réfugiées comme femmes des communautés d'accueil, seront les premières victimes de cette situation dans l'un des pays les plus pauvres du monde.

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