Soudan | Burhan le déclare explicitement : aucune négociation avant l'élimination des Forces de soutien rapide
Soudan | Message enflammé de Burhan : C’est la seule condition pour mettre fin à la guerre

Écrit par : Badr Ahmed
Le président du Conseil de souveraineté de transition et commandant en chef des forces armées soudanaises, le lieutenant-général Abdel Fattah al-Burhan, a affirmé que le Soudan poursuivait ce qu'il a décrit comme la voie de la vérité et de la dignité, commencée avec le déclenchement de la guerre le 15 avril 2023, soulignant que la seule option pour mettre fin au conflit était d'éliminer les Forces de soutien rapide, rejetant tout compromis ou négociation qui n'incluait pas leur démantèlement et leur désarmement.
Aucune négociation avant le démantèlement des forces de soutien rapide.
Lors d'un discours prononcé après la prière du vendredi à la mosquée Sheikh Abu Qurun, dans la localité du Nil oriental, Burhan a déclaré que le peuple soudanais s'était rallié aux forces armées dans ce qu'il a décrit comme une bataille existentielle, exprimant sa confiance dans la victoire et soulignant que les souffrances des citoyens prendraient fin avec l'élimination de la rébellion.
Il a ajouté que la solution ne réside ni dans un juste milieu ni dans une position ambiguë, mais plutôt dans l'éradication des milices rebelles de toutes les régions du Soudan, considérant que toute position adoptant la neutralité dans le conflit représente un abandon du droit, selon ses propres termes.
La victoire militaire est le moyen de mettre fin à la guerre.
Al-Burhan a accusé les Forces de soutien rapide de commettre des violations contre les civils, évoquant des meurtres, la famine et le ciblage des infrastructures de la ville d'Al-Ubayyid, notamment les installations d'électricité, d'eau et de carburant, soulignant que la guerre ne vise pas le gouvernement mais le peuple soudanais.
Le chef du Conseil de souveraineté a rejeté tout appel à des négociations qui ne stipule pas le démantèlement des Forces de soutien rapide et la reddition de leurs armes, insistant sur la nécessité de traduire en justice tous ceux qui ont commis des crimes contre le peuple soudanais et soulignant que la victoire militaire est le seul moyen de mettre fin à la guerre et d'empêcher une reprise des combats à l'avenir.

Al-Burhan a indiqué que les forces armées, selon lui, avaient pu reprendre le contrôle des États d'Al-Jazirah, du Nil Blanc et de Khartoum, soulignant que les opérations militaires se poursuivraient jusqu'à ce que les Forces de soutien rapide soient expulsées des régions du Darfour et du Kordofan.
Il a également salué ce qu'il a décrit comme le soutien populaire apporté aux forces armées pendant la guerre, considérant que la force de l'armée découle de la volonté du peuple soudanais, et a rejeté les appels à restructurer ou à démanteler les forces armées sous couvert de réforme.
En conclusion, Burhan a rendu hommage aux forces armées tuées pendant la guerre et a salué le rôle des ordres soufis dans la consolidation des valeurs de tolérance et de modération, soulignant que la société soudanaise est fondée sur la compassion et la solidarité, et non sur l'extrémisme et la division.



