République démocratique du Congo au bord du gouffre… Affrontements meurtriers à Kinshasa, alimentés par la crainte d’un « troisième mandat ».»
De violents affrontements éclatent dans la capitale

Écrit par Omnia Hassan
La République est entrée Congo La démocratie se trouve dans un contexte politique extrêmement sensible après les violents affrontements qui ont éclaté dans la capitale, Kinshasa, entre les forces de sécurité et les manifestants de l'opposition, protestant contre ce que les forces d'opposition décrivent comme des tentatives visant à ouvrir la voie au maintien au pouvoir du président Félix Tshisekedi pour un troisième mandat grâce à un amendement constitutionnel controversé.
Ces événements surviennent à un moment où le pays est confronté à des crises sécuritaires et économiques croissantes, faisant craindre une escalade des troubles politiques.
Manifestations et affrontements de masse devant le Parlement
La zone entourant le parlement à Kinshasa a été le théâtre de grands rassemblements appelés par la “ Coalition Article 64 ” (C64), une alliance qui comprend les figures les plus importantes de l'opposition congolaise, en rejet des propositions constitutionnelles que l'opposition considère comme une tentative de contourner les restrictions constitutionnelles sur le nombre de mandats présidentiels.
Les manifestations ont rapidement dégénéré en affrontements après l'intervention des forces de sécurité qui ont dispersé les manifestants à l'aide de gaz lacrymogènes, tandis que des témoins ont fait état d'affrontements entre partisans et opposants au gouvernement.

La blessure de Martin Fayulo et les tensions croissantes
L'un des événements les plus marquants qui a déclenché la vague de colère publique a été la blessure de Martin Fayulu, figure de proue de l'opposition, lors des manifestations.
Des images vidéo ont montré Fayulu, la tête ensanglantée, emporté par ses partisans, tandis que des figures de l'opposition ont confirmé que plusieurs dirigeants politiques et manifestants avaient été blessés lors des affrontements.
Certaines sources de l'opposition ont également fait état de victimes parmi les manifestants, tandis que les autorités n'ont pas encore publié de bilan officiel définitif.
Une controverse constitutionnelle menace la stabilité
La Constitution congolaise actuelle impose des restrictions strictes empêchant la modification des articles relatifs à la durée et au nombre de mandats présidentiels. Cependant, un projet de loi en discussion ouvre la voie à des amendements constitutionnels en cas de ” dysfonctionnement majeur des institutions de l’État ”, ce que l’opposition considère comme un moyen légal de réformer les règles d’éligibilité à la présidence.
Le président Tshisekedi a déjà laissé entendre qu'il serait prêt à se représenter s'il obtenait le soutien populaire par référendum.
Craintes d'une escalade plus importante de la crise
Ces développements surviennent alors que la République démocratique du Congo est confrontée à de graves défis sécuritaires, notamment l'escalade des attaques du mouvement armé M23 dans l'est du pays, ainsi qu'à une aggravation des crises économiques et sanitaires.
Les observateurs estiment que la poursuite du conflit concernant la modification de la constitution pourrait plonger le pays dans une phase plus turbulente, d'autant plus que les partis d'opposition s'unissent pour rejeter toute atteinte aux restrictions constitutionnelles imposées à la présidence, dans une scène qui reflète la montée des tensions politiques à quelques années des prochaines élections.



