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Soudan du Sud : L'embargo sur les armes sape l'autorité de l'État et enhardit les groupes d'opposition

Forum mondial sur la gouvernance des droits de l'homme

Amnia Hassan

Le gouvernement a confirmé Soudan du SudSon engagement à promouvoir les droits de l'homme par le biais d'un développement inclusif, appelant à la réforme des institutions internationales pour garantir la justice et l'égalité entre les nations, en particulier celles des pays du Sud.

Ces propos ont été tenus dans un discours prononcé par la sous-secrétaire du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, l'ambassadrice Agnes Adelino Oreva Oswaha, lors de la participation de la République du Soudan du Sud au Forum mondial sur la gouvernance des droits de l'homme 2026, qui s'est tenu à Pékin, la capitale chinoise, les 11 et 12 juin, sur le thème : « Développement partagé et droits de l'homme partagés : le 40e anniversaire de l'adoption de la Déclaration sur le droit au développement et une nouvelle vision pour la gouvernance mondiale des droits de l'homme ».

Le droit au développement est un droit humain fondamental.

Oswaha a déclaré que le droit au développement est un droit humain fondamental, soulignant que la fourniture de services essentiels tels que l'éducation, la santé, l'alimentation, la sécurité et le logement, ainsi que le développement économique, constituent des piliers indispensables à la promotion des droits humains. Elle a ajouté que ces principes forment le socle de la Vision 2040 du Soudan du Sud, qui vise à bâtir une nation stable et prospère.

Elle a salué les mesures prises par le gouvernement dans le secteur de l'éducation, notamment la décision du président Salva Kiir Mayardit de rendre l'éducation gratuite pour tous les élèves jusqu'au niveau pré-universitaire, dans le cadre des efforts de l'État pour garantir l'accès aux services de base à tous les citoyens.

Elle a également passé en revue les progrès accomplis par le Soudan du Sud en matière de protection et de promotion des droits de l'homme, grâce à la mise en œuvre de lois nationales, régionales et internationales garantissant les droits des femmes, des enfants, des personnes âgées et des personnes handicapées, ainsi qu'à la reconnaissance des coutumes et traditions locales et à la promotion de leur rôle dans la société.

Le sous-secrétaire d'État a appelé à une réforme urgente des institutions multilatérales, notamment du Conseil de sécurité de l'ONU et des institutions financières internationales, afin qu'elles reflètent les principes de souveraineté, d'égalité et d'équité, et qu'elles mettent fin aux politiques qui entravent le développement des pays du Sud.

Oswaha a critiqué le maintien de l'embargo sur les armes et les sanctions ciblées imposées au Soudan du Sud, arguant qu'il s'agissait de mesures injustes qui encourageaient les groupes d'opposition et sapaient l'autorité de l'État.

Elle a conclu son discours en soulignant l’engagement du Soudan du Sud en faveur de l’action collective et de la coopération internationale, appelant la communauté internationale à promouvoir la solidarité, la coexistence pacifique et la tolérance religieuse, afin de garantir que tous les peuples bénéficient des fruits du développement et des droits de l’homme.

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