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La veuve d'un chauffeur nigérian accuse l'armée de l'air d'avoir abandonné sa famille.

Après la mort de son mari suite à une agression présumée

Nigéria : Boubacar Sane

Grace Joseph, la veuve du chauffeur de bus Joseph Okpe, a accusé l'armée de l'air nigériane d'avoir abandonné sa famille après la mort de son mari, qui, selon elle, a été attaqué par des membres de l'armée de l'air sur l'autoroute Oshody-Apapa dans l'État de Lagos, un incident qui a suscité une vive controverse au Nigeria.

La veuve a confirmé que sa famille n'avait reçu aucun soutien significatif depuis la visite des responsables de l'armée de l'air suite à l'incident, malgré les promesses faites de soutenir la famille et de l'aider à surmonter la crise provoquée par la mort du principal soutien de famille.

Un incident qui a suscité une colère généralisée

Selon les informations disponibles, l'incident s'est produit à la suite d'un différend routier mineur entre le conducteur décédé et un véhicule transportant plusieurs membres de l'armée de l'air.

La famille de la victime affirme que le conducteur a été agressé lors de l'incident, avant de succomber à ses blessures.

L'affaire a suscité l'indignation sur les réseaux sociaux et dans les milieux de défense des droits humains, avec des appels à une enquête transparente et à ce que les responsables de l'incident soient tenus responsables de leurs actes.

L'armée de l'air nigériane avait précédemment annoncé la détention de tous les éléments soupçonnés d'être impliqués dans l'incident, confirmant que des enquêtes conjointes avaient été ouvertes en coopération avec les autorités militaires et civiles compétentes afin de faire la lumière sur les circonstances de l'incident.

Des promesses de soutien non tenues

Grace Joseph a déclaré que les responsables de l'armée de l'air qui ont rendu visite à la famille après le décès leur ont présenté leurs condoléances et les ont assurés de leur volonté de les aider, mais que ces promesses ne se sont pas traduites par un soutien concret sur le terrain.

Elle a expliqué que la famille n'avait reçu qu'une somme d'argent de 200 000 nairas lors de la visite de condoléances, précisant que ce soutien était ponctuel et n'avait été suivi d'aucune autre aide ou prise de contact de la part des parties concernées.

Elle a ajouté que son mari était la principale source de revenus de la famille et que son départ la laissait seule face à la responsabilité de subvenir aux besoins de trois enfants dans des conditions de vie difficiles.

La souffrance d'une famille qui a perdu son soutien de famille

La veuve a évoqué les difficultés quotidiennes auxquelles elle est confrontée depuis le décès de son mari, soulignant que ses trois enfants, âgés de 14, 10 et 5 ans, souffrent encore des conséquences de cette perte.

Elle a remarqué que son plus jeune enfant ne cesse de poser des questions sur son père et pleure constamment car il lui manque, tandis que la famille a du mal à s'adapter à la nouvelle réalité après le départ du chef de famille.

Elle a également évoqué les derniers instants avant l'annonce du décès, expliquant qu'elle avait reçu un appel téléphonique informant son mari qu'il avait eu un accident, avant de recevoir plus tard un appel du médecin confirmant son décès avant son arrivée à l'hôpital.

Appel à l'intervention gouvernementale

La veuve a lancé un appel au gouvernement fédéral pour qu'il intervienne afin d'aider ses enfants et d'assurer la continuité de leurs études, soulignant que son mari avait pris en charge toutes les dépenses de la famille avant son décès.

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